Déficit : la France bénéficie d’un sursis de deux ans

Pour la troisième fois consécutive, la France décroche un nouveau délai pour réduire ses déficits en dessous des 3% du PIB, et ce malgré les grincements de dents qui se font de plus en plus entendre. L’Hexagone a donc jusqu’en 2017 pour respecter la norme européenne, un engagement qu’elle a pris depuis 2009.

Un nouveau délai qui ne fait pas l’unanimité

Les 28 ministres des finances de l’Union Européenne viennent d’accorder un nouveau délai de deux ans à la France pour respecter le pacte de croissance et de stabilité qui prévoit que le déficit public de chaque pays membre soit inférieur ou égal à 3 % du PIB national. Autrement dit, l’Etat français a désormais jusqu’en 2017 pour respecter la norme imposée par la Commission européenne.

Si la décision des ministres européens a été accueillie avec soulagement par le gouvernement français qui voit s’éloigner la menace des pénalités financières prévues par le code de discipline de l’UE, la grogne monte chez les autres pays membres qui y voient une sorte de traitement de faveur accordée à la France alors que les mêmes ministres restent intransigeants face à la Grèce. Le président de la BCE, Mario Draghi, n’a pas hésité à dénoncer cette décision en soutenant que le respect du pacte de stabilité et de croissance reste essentiel à la confiance.

Retour sur l’engagement de la France

Pour plaider la cause française devant les ministres des finances de l’Union européenne, Paris s’est engagé à respecter la décroissance du déficit exigée, c’est-à-dire le ramener à 4 % cette année, puis à 3,4 % l’année prochaine et à 2,8 en 2017.

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