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Contrat de génération : création de 500 000 emplois

François Hollande s’est engagé à mettre en place le contrat de génération, visant à encourager l’embauche des jeunes et le maintien de l’emploi des séniors, présenté mercredi devant le Conseil des ministres avant l’examen en janvier au Parlement.

Selon le président de la République, ce dispositif va « permettre l’embauche en CDI de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui sera ainsi maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite ». Actuellement, 24,2% des jeunes actifs de moins de 25 ans sont au chômage, contre 6.9% pour les séniors.

Contrairement aux emplois d’avenir lancés en novembre pour les jeunes actifs peu ou non qualifiés et au secteur non marchand, le contrat de génération sera destiné à tous les jeunes et toutes les entreprises privées. Après un mois et demi de négociation, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronats (Medef, UPA) ont su adapter ce projet de loi à la réalité des entreprises.

Selon le ministère du Travail, le contrat de génération vise à «regarder les jeunes comme une chance et comme un investissement », non « un risque », et de « reconnaître la valeur des salariés âgés », avec des modalités d’accompagnement « souples et pragmatiques ». En revanche, seules les entreprises de moins de 300 salariés auront le droit à une aide financière. Celles de moins de 50 seront directement éligibles, alors que pour les PME de 50 à 300 salariés, ces dernières devront conclure un accord collectif (ou être couvertes par un accord de branche).

Par ailleurs, pour toute embauche en CDI d’un jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans pour un handicapé) ou d’un salarié de plus de 57 ans maintenu en poste (55 ans si handicapé ou nouvelle embauche), une prime de 4 000 euros par an sur 3 ans sera versée à l’entreprise. Avec cette mesure, le gouvernement espère créer 500 000 emplois pour les jeunes sur 5 ans.

Toutefois, les plus grandes entreprises devront négocier elles-aussi des accords avant le 30 septembre 2013, sous peine de pénalité. Selon le ministère du Travail, ces accords concerneront 400.000 seniors et 800.000 jeunes dans les entreprises de plus de 300 salariés.

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