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[Conjoncture] La consommation des ménages en baisse

Vendredi dernier, l’Insee a souligné que les dépenses de consommation des ménages, au mois de septembre, avaient reculé de 0,8%. Par ailleurs, entre juin et septembre, il y a eu une progression de seulement 0,2%, ce qui indique un PIB français faible, voire même très faible, comparé au trimestre précédent. Que s’est-il passé ?

Des dépenses de consommations frêles

Le trimestre précédent était plutôt favorable au PIB. Les dépenses de consommation des ménages avaient connues une hausse de 0,4% contre seulement 0,2% pour ce trimestre-ci. En tous cas, ce sont les statistiques dévoilées par l’Insee vendredi dernier. Au total, cela fait une baisse de 0,8% en quatre mois seulement, ce qui est assez inquiétant pour l’économie française. La légère progression de 0,2% est commentée par Charles-Antoine Schwerer, économiste chez Astères, qui déclare que « Si le PIB français n’a pas baissé au deuxième trimestre, c’est grâce à la bonne tenue de la consommation ». Mais que s’est-il donc passé au troisième trimestre ? Selon le rapport de l’Insee, il se trouve que ce sont les achats de produits alimentaires et d’automobiles qui ont dégringolé. Les Français dépensent beaucoup moins et cette dégradation des dépenses de consommation pourrait être causée par le coût des impôts qui reste toujours très élevé. 

« L’atonie de la consommation est inquiétante à court terme »

L’économiste Jean-François Ouvrard, de chez Coe-Rexecode, n’a pas tardé à commenter cette situation délicate. Selon lui, « Cette faiblesse des dépenses de consommation prouve que le taux d’épargne, qui atteignait 15,9 % du revenu disponible au deuxième trimestre, soit presque un point de plus qu’il y a un an, va rester élevé au cours des prochains mois. Les ménages constituent une épargne de précaution pour faire face aux incertitudes économiques et au chômage qui reste lui aussi important ». Alors qu’en septembre dernier, le salaire moyen progressait de 1,6%, les prix à la consommation augmentaient de 0,3%. En même temps, les prestations sociales ont été gelées, ce qui pourrait bien expliquer cette baisse.

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