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Cadres et patrons : le désaccord salarial

Le nouveau baromètre Ifop-Cadremploi révèle à la fois le dynamisme et la volonté de mobilité des cadres, et leur mécontentement face aux salaires de leurs patrons.

Un optimisme vis-à-vis de l’emploi

Les cadres affichent un moral positif face à leur avenir (72%), même en légère progression par rapport au début 2012 : 44% d’entre eux se disent « ouverts aux opportunités », soit une progression de deux points.

Si deux tiers souhaitent changer d’emploi au sein de l’entreprise en moins d’un an, un quart désire trouver un emploi à l’extérieur sur la même période. Deux tiers n’ont pourtant pas soumis de candidatures à leur potentiel futur employeur.

Il s’agit pour les cadres aspirant au changement d’obtenir un salaire plus élevé en moyenne de « 6 à 10% » (39% des cas), tandis que l’équilibre vie privée-vie professionnelle arrive en seconde position avec 18% des voix. La valorisation salariale dépasse en termes de motivation l’intérêt de la fonction proposée.

L’espoir d’une augmentation salariale

Depuis le début de l’année, les cadres n’ont pas bénéficié de revalorisation dans 56% dans cas, contre seulement 3,1%, parmi lesquels 43% ne l’ont pas jugée suffisante.

C’est dans ces conditions de régime drastique et de conjoncture défavorable que le mécontentement naît vis-à-vis de certains traitements de faveur que s’octroient les patrons. 80% d’entre eux se déclarent favorables au plafonnement du salaire de leur chef d’entreprise, désormais soutenu par la loi. Un quart des sondés considèrent que le salaire maximal ne doit pas excéder un million d’euros par an. Le salaire qu’ils estiment normal serait selon la moyenne réalisée de 407 000 euros. Le gouvernement Ayrault l’avait d’ores et déjà limité à 450 000 euros pour les dirigeants des grandes entreprises du secteur public.

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