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Les business angels français investissent moins dans les start-ups du web

Le secteur internet intéresse moins les business angels français. Comme l’indique le baromètre semestriel établi par le FIBAMY (French Internet Business Angel Money Yardstick, ndlr) d’ISAI, une chute de 24 % des investissements a été repérée durant le second semestre de l’année 2014.

Les raisons du désengagement

Si en 2013, les business angels semblaient plus confiants dans la bonne santé des entreprises innovantes du secteur du numérique, l’année 2014 a en revanche enregistré un recul des investissements de la part de ces derniers pour plusieurs raisons selon l’avis du président exécutif d’ISAI, Jean-David Chamboredon. Selon lui, cette situation est due à l’absence de prise de risque de la part des investisseurs liée sans aucun doute au contexte moins favorable de l’économie actuelle. En effet, durant le second semestre de l’année 2014, le montant total des investissements dans les start-up du web s’élevait à peine à 12 millions d’euros, soit une chute de 24 % par rapport au montant de l’année précédente.

Il faut également noter que du fait de l’évolution et de la complexité des projets internet, il est difficile pour un grand nombre de business angels de les évaluer faute d’expertise. Seuls les « serial entrepreneurs » du Web osent s’aventurer dans le secteur. L’on peut citer le créateur de Priceminister Pierre Kosciusko-Morizet ou encore le PDG de Free Xavier Niel.

Vers l’amélioration des conditions fiscales

La France est encore loin derrière les États-Unis et l’Angleterre concernant l’implication des business angels dans les start-up du web. Les observateurs ont constaté que l’environnement dans lequel les investisseurs français veulent investir est moins favorable du fait des barrières fiscales. Avec un taux d’imposition de l’ordre de 70 %, beaucoup baissent facilement les bras et préfèrent s’orienter dans d’autres start-ups.

Néanmoins, le débat sur la nouvelle loi Macron tend à réduire le taux d’imposition fiscal. On attendra donc le résultat des amendements négociés auprès du parlement sur les conditions qui devraient permettre de bénéficier d’un avantage fiscal pour, qui sait, revoir les investissements des business angels français repartir à la hausse dans le numérique ?

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