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Une nouvelle allocation d’embauche pour les entreprises

L’idée circule dans les couloirs de l’Elysée mais ne fait pas d’adeptes. L’initiative de l’Association France Défis pour relancer l’embauche serait de proposer aux entreprises qui embauchent en CDI de profiter d’une partie de l’allocation chômage du nouveau salarié…

Explications

L’association France Défis « soucieuse de participer à l’amélioration du bien public et à la modernisation » du pays, a renouvelé sa proposition de créer une « Allocation contributive à l’emploi » (ACE) et ce, à l’occasion des négociations sur l’assurance-chômage qui ont débuté. L’association affirme que cette solution profiterai à l’ensemble des partis concernés et permettrai également à Pôle Emploi d’économiser près de 5 milliards d’euros par an.

Eric Gérard, président-fondateur de France Défis précise que ce pacte consisterait à «donner à l’allocataire la faculté d’apporter à l’entreprise qui l’embaucherait en contrat à durée indéterminée, une partie de l’indemnité qu’il aurait continué à percevoir s’il était resté au chômage ».

En d’autres termes, les catégories qui rencontreraient des difficultés à trouver un emploi donneraient à leur nouvel employeur 75% de leur allocation-chômage pour une durée n’excédant pas la période d’indemnisation restant à courir.

La possible renaissance du marché du travail

Toujours selon l’Association, l’ACE permettrait également aux demandeurs d’emploi de se relancer rapidement dans le monde du travail en concédant aux entreprises, les ressources suffisantes pour le former à un nouveau métier, sans avoir à supporter de charge supplémentaire. Autre avantage : les collectivités, dont le coût du chômage pourrait être réduit d’au moins 30%, selon les calculs de l’association.

Le concept, selon Philippe Cobessi, délégué général de France Défis semble être bien accueilli chez les PME et TPE.

Des propositions fictives

Bien entendu, certains cas de figure seront écartés : une entreprise ne pourra prétendre bénéficier de l’ACE si elle se contente de réembaucher un salarié qu’elle vient tout juste de licencier. Les allocations lui seraient versées tous les mois, après la signature du CDI et l’engagement de ne pas licencier le salarié avant la fin de sa période d’indemnisation.

En définitive, la proposition n’a reçu aucune réponse de la part de l’Etat, des collectivités, des entreprises ou même des syndicats mais le délégué général garde malgré tout espoir en déclarant que « début 2012, nous avions réussi à établir un contact intéressant avec quelqu’un au ministère du Travail. Mais entre temps le gouvernement a changé et depuis plus rien… ».

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