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[Financement] Aider les PME à emprunter devient une vocation

Selon les statistiques, le crédit bancaire aurait une santé de fer. Toutefois, l’obtention d’un accord de la banque pour un crédit devient une épreuve si difficile, qu’elle commence à susciter certaines vocations : l’accompagnement d’un emprunteur pour augmenter les chances d’une PME d’obtenir un crédit bancaire est devenu un business en soi.

Constituer de meilleurs dossiers grâce à un courtier

Le principe est simple : un courtier en crédit aux entreprises met en relation un candidat à l’emprunt avec une banque qui l’accepte comme médiateur. Le courtier « corporate » se préoccupe plutôt de montrer le dossier sous son meilleur jour aux banques.
En effet, les établissements bancaires ne sont pas les favoris dans la course aux taux pour séduire les PME. Les banques ont manifestement chacune leur méthode d’analyse et celle-ci varie en fonction chaque fiche métier. Pour palier à cet obstacle, les courtiers apportent aux banques des dossiers présélectionnés complets et bien menés avec une recommandation des outils à utiliser entre le crédit, le crédit-bail ou encore l’affacturage.

Compléter son apport par le crowdfunding

Avant de donner son accord pour un crédit, la banque demande parfois à l’entreprise de compléter son apport initial. Les plates-formes de financement participatif ou crowdfunding qui permettent aux internautes de financer un projet comptent bien jouer ce rôle. Pour la banque, cette technique est rassurante dans la mesure où l’entreprise aura déjà dû convaincre les internautes d’investir pour son projet.
C’est le défi que s’est lancé Nicolas Lesur, à la tête d’une start-up de prêt participatif nommée Uninled. Le concept consiste à sélectionner les entreprises ayant passée l’étape de l’assureur-crédit Altares et l’analyse du risque de Uninled. Mis en ligne, le projet offre aux internautes une présentation détaillée de son contenu et donne accès aux comptes et au carnet d’ordres de l’entreprise. Les prêteurs intéressés peuvent alors proposer un taux situé entre 4% et 10%.

Les courtiers pour de bons dossiers et le crowdfunding pour finir de convaincre les banques d’attribuer des crédits aux PME est une méthode qui a permis de réaliser plusieurs projets. Faut-il entendre dans ce nouveau mode de séduction des banques un cri de douleur de ces dernières ? Ou bien faut-il voir un mur de protection ? Quel avenir faut-il percevoir pour la demande de crédit des PME ?

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