Statistiques de survie des entreprises : état des lieux en 2015/2016

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale    18/06/16    0
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Le taux des survie des entreprises à un terme donné est un sérieux indicateur de la santé financière des entreprises, mais également du contexte économique dans lequel celles-ci évoluent. Les chiffres pour l'année 2015 et le début de l'année 2016 permettent de prendre la température de la tendance économique s'installant actuellement.

Des statistiques INSEE sur la survie des entreprises

Chaque année, l'INSEE réalise et publie des statistiques sur le taux de survie des entreprises, en déterminant, sur l'intégralité des entreprises créées trois ans auparavant, combien sont encore en activité. Et les chiffres de l'année 2015 et du début 2016 confirment la tendance de ces dernières années: 3 ans après leur création, environ 71% des entreprises sont encore en activité. Cependant, il s'agit là de chiffres à l'échelle nationale, qui sont à nuancer, en fonction de la région d’implantation, du secteur d'activité, du parcours du chef d'entreprise, etc. L'INSEE poussant plus loin ses statistiques, il convient de prendre en compte une analyse plus fine, pour saisir réellement la tendance.

Un taux de survie qui diffère selon les régions

La région d'implantation de l'entreprise semble fortement influencer le taux de survie. Ainsi, il apparaît, à titre d'exemple, que les entreprises créées en Corse survivent dans de meilleures proportions que celles créées sur le continent. Cette statistique reste cependant à replacer dans son contexte: le développement du statut d'auto entrepreneur dans des régions fortement touristiques a permis l'émergence d'un grand nombre d’entreprise à fort potentiel, ce qui justifie en partie un fort taux de survie.

Le profil du chef d'entreprise est un facteur déterminant

Le parcours du chef d'entreprise, et notamment avant de se lancer dans l'entrepreunariat, semble fortement impacter le devenir à moyen terme de l'entreprise. Les entreprises créées par des actifs semblent mieux se comporter que celles créées par d'anciens chômeurs. Là encore, l'explication peut résider dans l'apport financier qui diffère. L'actif peut négocier une prime avec son employeur, pour l'aider au démarrage de son activité, l'ancien chômeur a moins accès aux apports financiers traditionnels. De même, le niveau d'études impacte, dans une moindre mesure, le taux de survie.

Le secteur d'activité, une donnée clé

La forte proportion d'entreprises passant le cap des trois ans semble clairement indiquer qu l'on tourne le dos à la récession. Et cependant, il convient de prendre en compte les taux de survie par secteur d’activité. La santé en tête (85% de taux de survie à 3 ans), suivie de l'industrie (80%), les transports (78%) et les services aux entreprises (77%) tirent leur épingle du jeu, tandis que les difficultés sont plus importantes pour les entreprises dans le domaine du commerce, des activités immobilières et de la construction (environ 65% de survie à trois ans).

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19 novembre 2015 6
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