Ces publicités que l'on aurait préféré ne jamais voir

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     13/12/17    
publicites aurait prefere jamais voir

Les publicités représentent le moyen de communication par excellence, qui permet d'augmenter sa notoriété et de marquer l'esprit du consommateur. Certaines marques n'ont, malgré tout, pas vraiment réussi à faire passer le message souhaité et leur campagne a vite tourné au bad buzz. Parmi elles, des publicités choquent, scandalisent et révoltent les internautes. Autant dire qu’on aurait, sans doute, préféré ne jamais les voir...

Qiaobi, transforme un homme noir en Asiatique

En matière de publicités choquantes, un spot chinois a réussi à battre les records en proposant une publicité jugée raciste pour promouvoir sa marque de lessive. La marque Qiaobi a secoué la toile et les internautes du monde entier avec son spot publicitaire mettant en scène une jeune femme préparant sa machine à laver. Un jeune homme noir, tacheté de peinture blanche sur le visage, entre dans la pièce d'un air séducteur et approche la jeune femme, qui lui met un sachet de lessive dans la bouche et le jette dans la machine à laver. Après quelques tours de lessive, le jeune homme ressort transformé en Asiatique « blanc » et « propre ». Une publicité qui a choqué, en premier lieu, le public chinois, qui ne comprend pas qu'une telle communication soit tolérée au sein du pays. Les internautes n'ont également pas hésité à donner leur avis : « C'est scandaleux !!! », « Une publicité humiliante » ou encore « Comment peut-on encore promouvoir le racisme en 2016 ? ». Volonté de créer le buzz ou de, tout simplement, mettre en avant sa lessive, la marque fera, sûrement, encore longtemps parler d’elle.

GiFi, la marque familiale qui n’a pas que des idées de génie…

La célèbre marque GiFi n'est pas une experte en matière de publicités convenables et l'a prouvé à de nombreuses reprises notamment lors d'un partenariat avec des jeux à gratter. Elle a réalisé deux spots publicitaires : au sein du premier, on aperçoit une jeune femme en sous-vêtements, les jambes écartées dans lesquelles se trouvent la tête de son compagnon. La marque joue sur les perspectives car le jeune homme est, en réalité, en train de jouer sur son téléphone en mangeant une pastèque pour tenter de gagner le jeu de l'application mobile. Dans le second, les rôles sont inversés : la jeune femme se retrouve entre les jambes de son compagnon sauf que, cette fois-ci, elle fait des pompes pendant que ce dernier joue sur son application. La marque, qui a tout misé sur l'humour a vite embarrassé les téléspectateurs : « 10 sur l'échelle du malaise la nouvelle campagne Gifi », « Vous avez trouvé une idée désastreuse dans un monde où la femme est constamment rabaissée » ou encore « Écœurant, où est le respect ? Des enfants vont voir ça et vous trouvez ça normal ? », déclarent-ils indignés. Si la marque souhaitait séduire son public, il semblerait que ce soit l'effet inverse qui se soit produit. Le moins qu'on puisse dire est que cela n'a pas vraiment été une idée de génie.

Calvin Klein et ses mannequins trop jeunes

La marque de prêt-à-porter de parfumerie Calvin Klein, mondialement connue, n’a, elle aussi, pas échappé à la règle. Remontons en 1981, lorsque la marque met en scène la jeune mannequin, âgée de seulement 16 ans, Brooke Shields. Elle pose en jean, jambes écartées et demande en fixant la caméra : « Vous voulez savoir ce qui se met entre moi et mon Calvin? Rien. » La publicité avait alors déjà choqué à l'époque, en étant accusée de promouvoir la pédophilie. L'année dernière, la marque a refait parler d'elle en utilisant une nouvelle fois une jeune mannequin (au visage enfantin) pour promouvoir ses sous-vêtements. Cette fois-ci, avec l'expansion du numérique, les internautes ont pu blâmer la marque et ont même incité à la boycotter « @CalvinKlein, ta publicité donne un caractère sexuel aux petites filles. Nous n'achèterons pas » ou encore « Calvin Klein fait du marketing pour les pervers », a écrit le tabloïd New York Post sur son site. Si la marque semble aimer créer le scandale pour booster ses ventes, le bad buzz ne lui a pas échappé.

Quand Sixt insinue que les femmes au volant représentent un danger…

La marque de location de véhicules Sixt manie assez bien l'art de la publicité et a réalisé de nombreux buzz avec ses affiches mêlant humour et actualités. Ce n'est toutefois pas pour autant qu'elle peut afficher un parcours sans faute. À ses débuts, la marque, plus orientée vers une cible masculine, avait décidé de réaliser une campagne publicitaire ironique avec pour but d’initier les femmes. Celle-ci a alors repris des photos d'accidents de voiture impressionnants et y a rattaché ce slogan : « Nous louons aussi pour les femmes » afin d’insister sur le préjugé selon lequel les femmes seraient des dangers au volant. Une publicité ironique qui n'a pas vraiment eu les retombées escomptées : « Je suis une femme, pas forcément féministe, mais j’avoue que cette pub me choque et m’atterre. Ok, elle joue sur les clichés, mais le mal est fait! » ou encore « Une pub comme ne devrait pas passer ». La marque reconnaît d’ailleurs être allée trop loin dans son message publicitaire : « Nous avons compris que nous sommes allés trop loin. La prochaine fois, on va changer. Nous avons tiré les leçons de cette situation. On va sûrement travailler sur ce sujet. C’est plus difficile de communiquer sur Internet car les gens regardent très vite une bannière », explique Konstantin Sixt, Responsable des services internet de Sixt.

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