Passer à la TV, un sésame pour les entrepreneurs ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     09/01/17    
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6 entrepreneurs partagent leurs expériences de leur passage à la télévision. Focus. 

Audrey Bertry, Fondatrice de Syllepse CosmEtics - L’émission : Télématin (France 

J'ai créé en 2014, Syllepse Cosmetics, une marque de bio-cosmétiques certifiés par l’organisme européen Ecocert. Il s’agit de produits personnalisés pour tous les types de peaux. La première année, j’ai fait beaucoup de parutions dans la presse avant que mon attaché de presse ne me fasse rencontrer Laurence Dorlhac, la journaliste beauté et bien-être de l’émission Télématin, qui m’a sélectionnée pour passer à l’antenne. Même si ce n’était pas un choix, j’ai sauté sur l’occasion. Tout s’est très bien passé et par la suite, nous avons eu un « buzz médiatique ». Une fois l’émission passée, nous avons fait énormément de ventes, même si celles-ci furent assez éphémères. Cet effet « boost » où des ventes se font toutes les 5 minutes a duré deux semaines, et le phénomène s’est par la suite estompé. Cela m’a quand même permis de développer mon réseau clientèle et de garder mes clients par la suite. Je pense repasser à la télé, dans des émissions assez spécialisées sur le secteur de la beauté pour cibler une autre clientèle et ainsi développer toujours plus mon réseau.

Stéphane Savouré, fondateur de Koolicar - L’émission : Hello Startup (BFM Business)

Léquipe de Koolicar a suggéré que nous fassions une candidature à Hello Startup sur BFM business. Pour ce faire, il fallait envoyer une petite vidéo. J’en ai donc réalisé une de façon très amateur avec mon smartphone dans nos bureaux. Je me suis positionné dans une voiture afin d’expliquer notre activité, à savoir de l’auto-partage ou de la location de voitures entre particuliers. Nous avons présenté la KoolBox, notre boitier qui élimine le besoin d’échanger des clés et rend les locations tellement simples et faciles. Je pense que la vidéo a bien plu, car j’ai été rappelé très rapidement quelques jours après pour nous dire que nous étions sélectionnés pour l’émission. Par la suite, le journaliste Stéphane Soumier m’a appelé sur mon portable pour m’expliquer comment l’émission allait se dérouler et pour parler de mon projet qu’il a adoré. Nous avons un peu discuté et le lendemain, nous avons fait le tournage. L’avant tournage était très détendu et l’émission très rapide, cela a duré environ 1 minute 30 sous la forme d’un échange questions-réponses très dynamique. En ce qui concerne les retombées, nous n’avons pas eu forcément une hausse des inscriptions à Koolicar mais nous avons eu beaucoup de retours de personnes qui tenaient à nous féliciter. L’émission sur BFM business nous a donné de la visibilité et de la notoriété dans le monde des start-up car elle s’adresse en priorité aux entrepreneurs et au monde des affaires. C’était une très bonne expérience.

Clément et Bastien, Cofondateurs de Jimini’s - L’émission : Tout compte fait (France 2)

Le but de notre entreprise est d’intégrer les insectes dans notre alimentation par l’intermédiaire d’insectes apéritifs. À l’époque, c’est la boite de production de l’émission « Tout compte fait » sur France 2 qui nous a contactés car elle souhaitait réaliser un sujet sur le déclin de la consommation de viande. Nous leur avons proposé de tester nos apéros Jimini’s. Ces apéros, nous les organisons tous les derniers mardis du mois. Nous y réunissons notre communauté de fans, d’amis et des gens qui veulent découvrir la marque. La production a donc accepté de nous rejoindre à ce moment-là car ils y ont vu la possibilité de récolter également des avis de consommateurs. Ils sont restés toute la soirée et ont pu échanger avec les personnes qui étaient présentes. Ils nous expliquaient leurs besoins de façon très pédagogique. Le tournage s’est bien passé. Lors de nos apéros, nous avons l’habitude de passer de bonnes soirées où tout le monde est détendu. Après la diffusion de l’information, nous avons eu un pic de commandes qui a duré une semaine jusqu’à ce que le replay ne soit plus disponible et remplacé par un autre reportage. Par contre, ce qu’il en reste aujourd’hui, c’est la notoriété, c’est-à-dire que lorsque les gens vont vouloir un apéritif original, ils pensent à nous. Nous comprenons l’intérêt de passer à la télévision. En effet, chaque fois, nous avons noté des retombées positives qui variaient plus ou moins en fonction de l’heure de diffusion. Cette visibilité qui nous est offerte est très intéressante. 

Stephane Wahlen, fondateur de Too-short - L’émission : Journal Télévisé (TF1)

Notre parution sur TF1, c’est un jeu de circonstances. Les journalistes faisaient un reportage sur le fait que les start-up étaient créatrices d’emplois. Un journaliste de la chaîne était en contact avec une personne que je connaissais. Ce dernier lui a parlé de mon entreprise qui permet l’achat, la vente et l’échange d’articles d’occasion pour enfants et le fait que nous avions réussi à créer 10 emplois à L’aigle, ville qui avait des problèmes de chômage. Voyant que nous correspondions au profil recherché, le journaliste est entré en contact avec moi et m’a fait part de son intérêt. Il m’a demandé s’il pouvait venir le lendemain et j’ai bien sûr accepté. Il est donc venu avec le cameraman, ils ont interrogé toute mon équipe et ils ont filmé des plans pendant 2h30 au moins. Le journaliste m’a fait comprendre qu’il était difficile de montrer ma marque. Au final, la seule apparition de Too-short a été dans le bandeau me présentant comme président de la société. Je pensais alors qu’à cause de l’absence de présentation ma marque, le reportage aurait eu peu d’impact. J’ai pourtant été surpris lorsque j’ai vu que notre audience a été multipliée par 10, même si ça n’a été que pour un temps. La télévision donne une visibilité incroyable ! Une personne a même contribué à notre dernière levée de fonds, car il nous avait vu dans l’émission. C’est une expérience à réitérer absolument. 

Renaud Guillerm, Cofondateur de Videdressing.com - L’émission : Capital (M6)

Un jour, nous avons reçu un e-mail d’une journaliste de Capital qui nous disait qu’elle s’intéressait à l’univers du dressing et qu’elle souhaitait nous rencontrer dans le cadre de la création de notre site de vente entre particuliers dédié à la mode. Nous l’avons donc rencontrée quelques jours après et elle nous a précisé qu’elle ferait effectivement un sujet. Avant le tournage, nous avons été contactés plusieurs fois pour savoir quels étaient les éléments dont ils pourraient se servir pour leur émission. Les journalistes cherchaient des séquences précises à filmer. Ils sont venus 1 jour et demi dans nos bureaux, et même si cela s’est bien passé, ce fut un épisode relativement stressant. Comme les journalistes essayaient d’être objectifs, ils cherchaient de petites choses qui ne fonctionnaient pas très bien. C’était donc un tournage qui n’était pas évident, Au final, tout s’est bien passé, nous avons eu ce que j’appelle l’effet « Capital » après la diffusion de l’émission, c’est-à-dire que notre site a littéralement planté à cause du trop grand nombre de connexions ! En termes de business, nous avons multiplié notre volume d’affaires par quatre du jour au lendemain. Cela a clairement boosté notre trafic et notre notoriété. L’avantage de Capital, c’est de véhiculer une image crédible avec une immense adhésion de la part des téléspectateurs. L’émission a duré 10 minutes ce qui est long dans le domaine audiovisuel. Nous ne regrettons pas du tout d’être passés et nous réitérerions volontiers l’expérience.

Rebecca Mativet, Cofondatrice de La Boîte Du Fromager - L’émission : Le Grand 8 (D8)

Avec Mathieu George, nous avons eu l’idée de vendre du fromage par abonnement avec des box qui vous font découvrir chaque mois 4 fromages et des conseils sur la manière de les déguster. En septembre 2014, nous créons donc La Boîte Du Fromager. Pour se lancer, nous avons rédigé un communiqué de presse que nous avons envoyé à beaucoup de médias. Comme il s’agit d’un concept assez innovant, nous avons eu pas mal de retour dont un pour l’émission Le Grand 8 avec Laurence Ferrari sur D8 pour qu’ils puissent y passer nos produits. Nous avons donc envoyé une box dans les conditions normales d’expédition. Notre produit a donc été présenté, notre nom a été mentionné et notre logo clairement montré, ils n’ont rien occulté. Par la suite, nous avons eu énormément de connexions sur notre site, notre trafic a été multiplié par 50 en un seul jour et cela a continué sur deux jours. Cela a fait exploser les ventes même si c’était sur une brève période. Cette expérience a été enrichissante et nous comptons rédiger d’autres communiqués de presse pour passer à la télévision. 

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