Passer au travers du « burn-out »

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale    11/07/17    0
Passer au travers du burn out

Le burn-out est le fait de s’auto-consumer. Ce phénomène, dû à un surinvestissement professionnel est, de nos jours, bien ancré dans le monde entrepreneurial. En effet, il touche, de loin ou de près, 10 à 20% des entrepreneurs selon une étude du cabinet Technologia.

Bien que ce cas de figure soit de plus en plus répandu, les personnes victimes de burn-out en sont très rarement conscientes à temps. Pourtant, il existe de nombreux facteurs et signes avant-coureurs à l’origine de ce phénomène, qui permettent d’établir rapidement un diagnostic personnel. Pour quelles raisons certains tiennent le coup tandis que d’autres craquent sous le poids d’une pression trop conséquente ?

Le travail : centre de mon monde

Le fait d’appréhender son projet professionnel comme quête ultime de sa vie est apparemment positif puisque cela permet le dépassement de soi, et par voie de ricochés, l’atteinte de ses objectifs. Cependant, s’identifier à travers sa vie professionnelle est bien trop restrictif et peut engendrer une toute autre tendance, c’est-à-dire le travail sans limite, la toupie infernale. En vouloir toujours davantage, c’est s’exposer à travailler sous tension, se surpasser sans cesse avec ce sentiment de surpuissance qui nait ainsi en nous, et qui nous pousse du coup à viser chaque fois plus haut, plus grand. C’est très bien, et rien ne vous en empêche, à condition que ces périodes de surmenage intense soient suivies de phases de récupération. Définissez clairement ce que le travail représente pour vous. Quel est votre moteur au-delà de cet élément de votre vie ? Quelle est la passion qui vous anime ? Dans quelles limites le travail peut-il prendre le dessus sur votre vie familiale par exemple ?

Soi et ses besoins élémentaires

En étant entrepreneur(e), vous ne pouvez jamais refermer la porte du bureau derrière vous avec le sentiment que « Tout est bouclé » ! Vous êtes maître du destin de votre entreprise, conscient de ce que vous pouvez perdre en un jour, en une fraction de seconde… L’idéal est de savoir lâcher prise pour ne pas devenir fou ! Ne menez pas une guerre contre vous-même. En effet, il est de ces signes qui ne trompent pas et auxquels vous devez être réceptifs à tout prix : la perte (de qualité) de sommeil, l’irritabilité, les douleurs corporelles répétitives, l’impatience, la perte de concentration, des idées noires… Autant de signes qui vous sont nuisibles à vous comme à l’entreprise. Eh oui, la dimension de proximité si propre au TPE/PME, fait que votre comportement exécrable aura vite fait d’imprégner l’ensemble de l’équipe, diminuant ainsi leur degré de motivation. Aussi, vos clients ressentiront sans doute vos tensions… entrainant éventuellement une baisse accrue de votre chiffre d’affaires, et vous connaissez la suite ! Ne confondez pas courage et témérité ! Sachez écouter votre corps, et surtout, ayez suffisamment d’humilité pour déléguer un certain nombre de tâches. Oui, vous êtes responsable du bon fonctionnement de votre boite mais non, vous n’êtes pas seul ! Quelle charge de travail êtes-vous en mesure d’assumer ? Le fait de vous fixer un nombre surdimensionné d’objectifs entrainera un sentiment de submersion et vous allez craquer ! Le tout est de rester raisonnable car l’excès, quel que soit le domaine, n’a jamais été bon pour qui que ce soit !

La sphère familiale

Vos proches jouent un rôle crucial dans votre évolution en tant qu’entrepreneur(e). En effet, ils ont bien davantage de recul que vous sur les situations auxquelles vous êtes confrontées ! Lorsque vous pensez que votre surinvestissement est une fatalité due à une masse de tâches à écouler, vos proches sont en mesure de désengorger la situation en vous faisant prendre conscience de ce que vous occulter par manque de recul. Du coup, ils sont également les premiers témoins des impacts que peuvent causer votre surinvestissement ! La communication, que ce soit avec vos équipes ou avec votre famille, est à ne pas négliger. Dans le cas inverse vous vous exposez à l’isolement et risquez de ruminer vos problèmes seul dans votre coin sans jamais y trouver de solutions… Il n’y a pas de surhomme et c’est pour cette raison qu’il faut se défaire du sentiment de culpabilité qui colle à la peau d’un entrepreneur lorsqu’il se trouve en situation de ce qu’il perçoit comme un échec.

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19 novembre 2015 6
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