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« Objectif zéro sale con »

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En tant que chef d’entreprise vous portez forcément attention à la bonne ambiance au sein de vos équipes et au développement d’un « esprit corporate ». Pourtant vous êtes probablement beaucoup à avoir connu des difficultés avec un ou plusieurs individus nuisibles. Robert Sutton, professeur de management à la Stanford Engineering School, propose dans son ouvrage, intitulé Objectif zéro-sale-con, un petit guide de management pour gérer ces éléments nocifs qui rendent insupportable la vie des autres salariés.

Il faut bien l'avouer, ce genre d’éléments est présent dans beaucoup d’entreprises. En tant qu’entrepreneur vous êtes presque condamné à être confronté à ces personnes à un moment ou à un autre.

Si l’utilisation de l’expression « sale con » à de quoi surprendre, Hervé Laroche, qui a préfacé l’édition française, nous éclaire sur ce point : « Si un respecté professeur de Stanford écrit sur les "sales cons", c'est que seul un vocabulaire direct permet de faire voir une réalité que les entreprises actuelles négligent plus ou moins délibérément. »

Pour identifier ces « sales cons » deux critères principaux :

  • Critère 1 : « après avoir parlé à cette personne, la « cible » se sent elle agressée, humiliée, démoralisée ou rabaissée ? »
  • Critère 2 : « la personne en question s’attaque-t-elle aux « petits », de préférence à ceux qui sont moins puissants qu’elle ? »

Si vous pouvez répondre par l’affirme à ces deux questions il n’y a pas de doute, vous êtes bien en présence d’un « sale con ».

Les 12 "vacheries" les plus courantes des « sales cons » :

  • Lancer des insultes personnelles.
  • Envahir l'espace personnel d'autrui.
  • Imposer des contacts physiques importuns.
  • Proférer des menaces et pratiquer des formes d'intimidation verbale et non verbale.
  • Dissimuler sous des plaisanteries sarcastiques et des supposées "taquineries" des propos vexatoires.
  • Envoyer des e-mails cinglants.
  • Critiquer le statut social ou professionnel.
  • Humilier par des remontrances publiques.
  • Couper grossièrement la parole.
  • Porter des attaques hypocrites.
  • Jeter des regards mauvais.
  • Traiter les gens comme s'ils étaient invisibles.

Une baisse de productivité inéluctable pour l’entreprise

En réalité, ce n’est pas uniquement l’ambiance de l’entreprise qui est en jeu mais bien ses performances globales. Robert Sutton démontre même que le coût du « sale con » est mesurable par l’intermédiaire du CTSC (coût total du sale con).

Il est généralement sûr de lui et se permet de mépriser les autres parce que ses performances individuelles sont au-dessus de la moyenne. Mais si l’on tient compte de la baisse des performances des autres membres il est clair qu’il est vital de se séparer de ce genre d’éléments.

Robert Sutton précise que ce « sont des coûts qui n'apparaissent pas dans les comptabilités analytiques, mais faire l'inventaire de leurs dégâts n'est pas si difficile. »

Leur présence augmente le stress des autres employés et parfois même le turnover de l’entreprise.

La nécessité d’agir pour les entreprises

Comme le précise l’auteur, les managers ne peuvent se contenter d’une attitude attentiste : « Toutes les entreprises doivent adopter l'objectif zéro sale con parce que ces personnes infligent des dommages considérables à leurs victimes directes, à la performance organisationnelle, mais aussi à elles-mêmes. »

Même si les performances individuelles de ces personnes sont bonnes, il reste économiquement pertinent de se séparer d’eux, les résultats d’ensemble subissant leur présence.

L’auteur ne croit pas vraiment au fait que la situation puisse s’améliorer naturellement et donne quelques conseils aux personnes qui subissent cela : « Choisir de voir les rencontres humiliantes sous un éclairage optimiste peut aider à conserver sa santé physique et mentale. Pourtant lorsqu’on est exposé durablement à des tourmenteurs, l’optimisme excessif peut être dangereux pour le moral et l’estime de soi. Croire dur comme fer que tous ces irréductibles vont s’amender et devenir sympathiques est le moyen le plus sûr d’accumuler les déceptions.(…) N’attendez rien de bon de leur part, mais continuez à croire que vous sortirez intact de l’épreuve. »

Si vous ne savez pas quel livre lire sur la plage cet été, n’hésitez pas à consulter Objectif zéro-sale-con, vous pourrez vous détendre tout en continuant à vous informer sur le management, et revenir reboosté à la rentrée pour remettre à leur place les éléments nuisibles de votre société !


2 Réponse(s)

Bruno CRESPIN
01 août 2013 à 18:32
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Il est un peu le même que dans la discussion " des psychopathes en costumes cravates " Que faire quand le chef d'entreprise est le sale con ? Une réponse: je suis parti.

Jérôme Messinguiral
08 août 2013 à 11:37
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{Critère 1 : « après avoir parlé à cette personne, la « cible » se sent elle agressée, humiliée, démoralisée ou rabaissée ? »
Critère 2 : « la personne en question s’attaque-t-elle aux « petits », de préférence à ceux qui sont moins puissants qu’elle ? »
Si vous pouvez répondre par l’affirme à ces deux questions il n’y a pas de doute, vous êtes bien en présence d’un « sale con ».}
Critère 1 : le fait de se sentir agressé ne signifie pas qu'on l'a été, la perception est subjective
Critère 2 : en entreprise les notions de subordination et de pouvoir entraîne un rapport hiérarchique par lequel des abus de pouvoir peuvent apparaître mais aussi des sentiments d'infériorité et d'agression. Dans votre article vous semblez donc dire si on suit votre raisonnement que les sales cons sont ceux qui ont le plus de pouvoir.
En tant que médiateur professionnel je ne peux admettre votre raisonnement, le titre même est un jugement ad hominem qui renvoie bien au cœur du problème, les conflits ou situations conflictuelles sont des dus aux relations interpersonnelles, en entreprise le mieux est encore de faire un état des lieux des stratégies et des interactions pour dénouer les problèmes structurels et interpersonnels. La qualité relationnelle est une discipline qui permet de sortir de l'ornière "sales cons" en considérant que l'individu, aussi désagréable qu'il soit, fait les choses avant tout de toute bonne foi, pour son propre intérêt..

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