Les mauvaises habitudes du dirigeant d’entreprise

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     09/09/17    
mauvaises habitudes dirigeant entreprise

Comme tout chef d’entreprise, vous avez, très certainement, développé des habitudes qui peuvent nuire à votre business. Zoom sur les plus courantes d’entre elles et sur les manières d’y remédier. 

1/ Stop à la procrastination !

Remettre au lendemain ce que vous pourriez faire aujourd’hui représente l’erreur la plus classique du dirigeant d’entreprise.  Mais pourquoi reporte-t-on certaines tâches au juste ? Déjà, et il faut se l’avouer, nous avons tendance à déplacer certaines missions : celles qui ne nous plaisent pas ou qu’on aime le moins réaliser. Pour éviter de vous retrouver à les réaliser dans l’urgence et à prendre le risque de  les bâcler, deux solutions basiques s’offrent à vous : les placer en tête de votre to do list (et donc les faire en premier : vous éviterez ainsi une source de stress) ou les déléguer. Dans ce second cas, rédiger une liste de celles que vous détestez plus que les autres et formez un collaborateur qui, au contraire, aime ce type de tâches. Si vous n’avez pas assez de ressources en interne, engagez un prestataire qui pourra le faire à votre place. Vous pourrez ainsi vous concentrez sur votre cœur de métier. 

2/ Ne pas sortir les pieds de l’opérationnel

Dans la gestion d’une société, tout paraît toujours urgent et il est courant que les dirigeants, après de des journées harassantes, ne prennent pas le temps de réfléchir convenablement à la stratégie de leur entreprise et d’en établir les grandes lignes. A force de vous précipiter et de vouloir tout faire, vous êtes peut être en train d’aller droit dans le mur et prendre les mauvaises décisions et faire les mauvais choix. Marge trop basse sur certains produits, actions trop chronophages par rapport à la rentabilité qu’elles vous donnent, produits à forte marge pouvant être développés qui restent inexploités, recherche de client inefficace par certains canaux… Autant d’exemples évidents qui sont pourtant à l’origine de nombreuses faillites. Alors pour prendre du recul, n’hésitez pas à adhérer à des clubs d’entrepreneurs et à confronter votre vision à des chefs d’entreprise ou à consacrer des journées à la réflexion stratégique ! 

3/ Travailler h24, sans une minute de répit

On ne le répétera jamais assez mais vous n’êtes pas une machine ! Certains entrepreneurs prennent une certaine satisfaction à travailler non-stop, sans relâche et à le dire à leur communauté. Oui mais voilà, votre cerveau est l’organe qui consomme le plus d’énergie dans votre corps : il a, lui aussi, besoin de repos et même si vous ne vous en rendez pas compte, il ralentit et votre temps de concentration n’est pas infini. Pour gagner du temps, il faut donc souvent accepter d’en prendre et de le dédier à soi. Pauses et instants de détente ne sont pas à négliger. Si vous vous sentez trop fatigué, pourquoi ne pas vous reposer et faire une sieste réparatrice et donc constructive. Vous serez forcément plus productif à votre réveil. Alors plutôt que de culpabiliser et de mettre 4 heures à faire quelque chose que vous feriez en une seule, sachez utiliser votre temps à meilleur escient. 

4/ Vous négliger

Corollaire du manque de temps, la négligence… de soi. Le manque de temps implique souvent le fait que les dirigeants ne prennent pas le temps de prendre soin d’eux. Repas mal équilibré, laisser-aller au niveau vestimentaire voire de l’hygiène,… donnent, non seulement, une mauvaise image de vous mais peuvent aussi entraîner des conséquences sur votre santé. Plutôt que de vous retrouver à résoudre des problèmes liés à votre rythme effréné de vie, il est parfois utile de prendre le temps de vous faire du bien. Cela boostera votre moral, votre confiance en vous et, a priori, vous déstressera ! 

5/ Avoir du mal à écouter les autres

Lorsqu’on est chef d’entreprise, on détient des convictions. Il est malheureusement courant de ne plus se rendre compte que l’on s’écoute... Bien souvent, écouter les autres peut apporter un bain de jouvence à vos idées certes judicieuses mais qui ont besoin d’être innovantes. D’autres manières par exemple d’agir, plus efficaces, pourraient vous apparaître. Prenez aussi le temps d’écouter les autres sur vos idées et de leur demander comment ils feraient à votre place. L’astuce quand vous écoutez est de ne jamais interrompre votre interlocuteur car vous pourriez sans vous en rendre compte rompre un dialogue fructueux.

Ecoutez les autres peut vous apporter beaucoup, voire plus que vous ne le pensez. Déjà parce que vous pourriez trouver des personnes qui ont une activité intéressante et qui peuvent vous aider directement … ou indirectement, par le biais de leurs contacts. Vous connaissez des gens et eux aussi, alors pourquoi ne pas tenter de s’entraider ? Même si leur domaine peut s’avérer loin du vôtre, il existe toujours de bonnes pratiques dans les autres secteurs qui peuvent être transposées au vôtre. 

6/ Ne pas sortir de sa zone de confort

Souvent synonyme d’échec lors de la création d’entreprise, ne pas sortir de sa zone de confort signifie que vous vous concentrez uniquement sur le développement de votre produit. Ce dernier s’améliore et se rapproche de plus en plus de la perfection mais ne sort jamais sur le marché ? Peut-être car il y a toujours une amélioration qui vous semble essentielle et que vous découvrez ? Si vous êtes dans ce cas et au risque de rappeler une évidence : un produit parfait qui n’est pas vendu, ne vous servira pas. Sortez de votre zone de confort et allez vendre votre produit ! Non seulement vous pourriez avoir des retours clients mais gagnerez également en crédibilité et développerez  le langage adéquat pour présenter votre offre. 

Cette zone de confort existe aussi pour les entreprises plus développées. Certaines grandes entreprises en ont fait les frais comme le géant Kodak qui a décidé, plutôt que de développer son innovation (les appareils photos numérique, ndlr), de rester sur ce qu’il savait faire… Un « non-risque » qui lui aura couté cher. 

7/ Se baser uniquement sur le prix

Pour conquérir un marché, vous pensez qu’il vous suffit de faire simplement moins cher que votre concurrent ? Sachez que, sauf exception, celui-ci pourra rapidement s’adapter à votre baisse de prix. Vous vous retrouverez alors sur un marché où vos marges sont faibles et vous n’aurez peut-être pas les reins assez solides pour résister bien longtemps, surtout si les ventes ne viennent pas. N’oubliez pas qu’il faut conserver une certaine marge pour être rentable. Qui dit recul de marge dit souvent augmentation du volume. Autant de détails qui ont leur importance dans une chaîne de valeur où chaque maillon compte.

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