Le low-cost, plus qu’une idéologie, une réalité économique !

    10/01/18    
le low cost

Le low-cost, “un modèle d’entreprise qui propose des prix attractifs aux clients contre une offre de produits manufacturés et/ou de services réduite à l’essentiel.” est loin comme certains l’imaginaient au début de son entrée sur le marché de dégrader la qualité du service ou du produit vendu. En effet, les offres low-cost s’adressent à des clients soucieux de ne jamais payer de superflu mais aussi d’avoir un service d’excellence

Ainsi, les compagnies à bas coût font leur apparition sur le long-courrier. Depuis  que Norwegian, cette petite compagnie à bas coût a entrepris de faire voler ses avions à travers l'Atlantique, le long-courrier est devenu l’objectif des compagnies low cost ou dites « à prix cassés ". Le lancement de Joon, la nouvelle compagnie « décalée » du groupe Air France en est le signe incontestable 

Le low-cost c'est d'abord et avant tout préserver la planète.

Au-delà de cette définition, les entreprises “low-cost” partagent une même philosophie, un leitmotiv précieux, celui de construire un modèle économique pérenne tout en préservant la richesse de leurs clients et leur capacité d’investissement.
A l’instar des modèles équitables, le low-cost met fin à certains abus, instaure une transparence totale et promeut le développement d’échanges justes et respectueux entre un fournisseur et ses clients. Fini les additions salées sans aucune justification, le prix exagéré du prestige et du gaspillage. Le monde a changé et l’insouciance des 30 glorieuses a laissé place aux préoccupations d’un monde en pleine mutation, plus soucieux de partage et d’équité.
Finalement, la génération, celle qui a grandi avec les crises - 1993, 1997, 2003, 2009 (la crise qui s’éternise) - s’est légitimement positionnée, face à ces leçons d’histoire, comme leader de ce mouvement.
A mort le gaspillage ! Depuis tout jeune, on nous apprend que les ressources ne sont pas éternelles ; ressources énergétiques, ressources financières, etc.

Bien au-delà du seul souci de “plus de justesse” et de” plus de transparence”, le monde apprend à préserver ses ressources. Et finalement, pour une entreprise, préserver ses dépenses n’est-il pas la clé d’un modèle économique viable, pérenne et qui plus est, capable de mieux gérer les crises, de mieux investir et de plus contribuer à la création de valeur ?
En B-to-B, ce modèle n’est pas simplement un positionnement marketing et un argument commercial parmi d’autres. Bien plus, il illustre un mouvement puissant de prise de conscience et de rénovation des échanges commerciaux, présent dans tous les domaines : aviation (même privée), restauration (même gastronomique), bijoux (même prestigieux), services (même haut-de-gamme), etc.
Il y a quelques temps, un investisseur interprétait un modèle low-cost comme un vecteur de “marges plus réduites” et sans aucun intérêt. Ce que cette personne n’avait pas compris, c’est que ce modèle ne proposait pas une “marge réduite”, mais un prix adapté, construit sur l'essentiel, sans aucune marge abusive et bien suffisante pour assurer notre développement.

L’exemple de la Dacia Sandero

 La voiture la plus vendue en France en 2017 auprès des particuliers montre que les conceptions ont évolué. Renault, la maison mère de Dacia, n'utilise pour concevoir ces modèles low-cost que des pièces d'ancienne génération qui ont donc fait leur preuve, qui ne sont pas au top de la modernité mais qui ne cassent pas. Robuste, pas cher, fiable elle apparaît comme une opportunité aux consommateurs à ne pas rater, De plus, les acheteurs ne réclament pas de ristourne. Les voitures sont vendues au prix catalogue et donc la retombée inattendue ces voitures premiers prix vendues 8.000 euros est qu'elles sont d'une rentabilité exceptionnelle

L’avenir appartient à ceux qui sont capables non seulement de changer les règles mais surtout de basculer vers d’autres paradigmes, sources de plus de succès !

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