Ces jeux vidéo qui vous apprennent à entreprendre

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     03/09/18    
jeux video apprennent entreprendre

Admirateur de jeux vidéo et féru d'entrepreneuriat ? Ces jeux vidéo sont faits pour vous. Activité ludique et interactive, elle représente le cœur de l'industrie du divertissement culturel. Selon plusieurs études, cette distraction serait bonne pour le cerveau et la santé notamment en renforçant les fonctions cognitives et en libérant de la dopamine, une hormone du plaisir, capable de diminuer le stress. Mais elle peut également être une solution pour s'éduquer au monde des affaires et de l'entrepreneuriat, de par son aspect lié à la gestion. Découvrez deux jeux qui feront de vous un entrepreneur hors pair.

Le marché du jeu vidéo connaît un franc succès qui ne fait que se développer ces dernières années. Le chiffre d’affaires mondial du secteur en 2018 est estimé à 137,9 milliards de dollars, soit 13,3 % de plus que l'année passée, selon les prévisions de Newzoo (cabinet en matière de renseignement sur les business mondiaux des jeux, de l'e-sport et du mobile, ndlr) via les données de Statista (site qui achète, produit et regroupe des statistiques, des sondages ainsi que des études de secteur, ndlr). D'après la même source, il passerait à plus de 180 milliards de dollars en 2021. Dans l'Hexagone, en 2017, le marché a progressé de 18 % par rapport à 2016 et atteint un record de chiffre d'affaires, avec 4,3 milliards d'euros, conformément à l'étude « L'Essentiel du Jeu Vidéo », réalisée par le SELL (Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs, ndlr). Plusieurs développeurs conçoivent d’ailleurs des ludiciels (logiciels de jeu, ndlr) qui plongent le joueur dans un univers entrepreneurial.

Startup Company : gérer une société de logiciels informatiques

Vous rêvez d’être le dirigeant d'une start-up spécialisée dans les nouvelles technologies ? Le jeu de simulation Startup Company, développé et publié depuis août 2017 par Jonas Hovgaard du studio danois Hovgaard Games, le permet. De type « sandbox » (« bac à sable » en français, genre de jouabilité dans lequel des joueurs ont une totale liberté dans leurs interactions, ndlr) et jouable en solo, l'utilisateur se retrouve dans la peau d'un PDG et doit tout faire pour développer sa société de logiciels informatiques. Un mode de construction lui permet alors de concevoir et agencer l'ensemble de son établissement ainsi que son bureau façon open space. Comme dans la réalité, l'entrepreneur devra, dès le début, financer son entreprise via des capitaux et un prêt à la banque, et obtenir des centaines de contrats auprès de clients pour pouvoir l'agrandir. Il tentera également d’entrer en concurrence avec des géants de l'industrie technologique par le biais de services et prix avantageux. Au sein de la start-up, le joueur emploiera des collaborateurs et salariés qualifiés comme des informaticiens ou marketeurs, tout en améliorant leurs conditions de travail afin de les garder motivés et favoriser les bénéfices et l'arrivée de nouveaux employés.

Avec l'aide de ses développeurs et graphistes, il concevra des composants et des modules pour déployer des logiciels innovants et les mettre à jour régulièrement. Le but étant de les lancer sur le marché et faire de la publicité. Libre de forger son succès de par ses choix, le gamer aura la possibilité de mêler contrats et création de produits/services ou de se dévouer corps et âme à son activité favorite. Traduit en sept langues, dont le français, l'anglais et le chinois, le jeu n'est disponible qu'en version PC et compatible sur les systèmes d'exploitation Microsoft Windows, Mac et Linux. Au prix de 9,99 dollars, il se procure directement sur le site du développeur ou bien sur Steam (plateforme de distribution de contenu vidéoludique en ligne, de gestion des droits et de communication, ndlr).

Business Inc. : devenir leader sur les contenus mobiles

Créée par Octigoc, entreprise polonaise spécialisée dans la création de jeux et disposant d'ateliers de formation, l'application mobile Business Inc. plonge l'utilisateur dans un univers stratégique. Il consiste à prendre en main une société qui développe des applications de jeux pour Smartphones et la porter au sommet du marché du divertissement. Disposant de trois niveaux de difficulté, le joueur se plonge dans un scénario prédéfini qui lui permet de s'investir dans plus de cent projets et de diriger une vingtaine de salariés répartis dans douze bureaux. En tant que dirigeant, il doit gérer ses ressources afin de gagner de l'argent et former au mieux ses collaborateurs pour augmenter leur efficacité. En sélectionnant ses projets, il doit gérer le budget, les revenus ainsi que les délais d’élaboration. L'utilisateur devra donc faire un choix entre des programmes plus rentables ou des systèmes innovants, susceptibles de comporter des risques.

L'originalité du jeu se place du côté de la gestion des investissements et du combat avec la concurrence. Le choix d'investir ou non dans le développement de l'entreprise peut alors avoir des répercussions : si un joueur décide, par exemple, d'améliorer ses locaux, des imprévus peuvent intervenir comme des proches qui demandent de l'argent ou des prêts à rembourser. Une sorte de thermomètre est fixé suivant les projets sélectionnés et une barre rouge monte progressivement lorsque des entreprises rivales prennent l'ascendant. Tous ces choix peuvent mener l'apprenti entrepreneur à la faillite. Disponible en douze langues, une version gratuite est offerte sur Google Play pour les Smartphones de type Androïde. Pour les détenteurs de l'iPhone, il faut débourser 2,29 euros pour l'installer.

Avec ces différents jeux vidéo, vous pourrez vous former ou vous perfectionner aux divers aspects du métier d'entrepreneur. Essentielles pour décompresser, les petites pauses au travail peuvent être une occasion de s'amuser à la console. Se distraire avec des jeux vidéo sur son lieu d'activité permettrait de combattre son stress et de multiplier sa productivité, selon une étude américaine publiée en 2017 dans le journal de l'organisation professionnelle interdisciplinaire, l'Human Factors and Ergonomics Society (« Société des Facteurs Humains et de l'Ergonomie », en français, ndlr). Des chercheurs de l'université d'Orlando ont ainsi sélectionné 66 salariés pour évaluer leurs capacités de raisonnement et leur solidité face aux angoisses lors d'une tâche difficile. Ils les ont ensuite divisé en trois groupes, avec la permission de prendre une pause de cinq minutes. Certains ont décidé de participer à une séance de relaxation, d'autres de se reposer sans portable ni ordinateur, tandis que des personnes ont choisi de jouer à un jeu vidéo. Paradoxalement, ces individus ont déclaré se sentir « très bien » et prêts à reprendre leur travail, contrairement à leurs collègues.

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