Jennifer Plaisant, l'architecte d’intérieur qui décore les start-up

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     04/09/17    
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Après une carrière dans plusieurs sociétés de services informatiques, Jennifer Plaisant monte son entreprise pour se consacrer à sa passion : la décoration et l’architecture d’intérieur ! Fondatrice de DecoForDesk, la jeune femme revient sur la création de son entreprise, encore toute fraîche.

Quelles études, quel parcours avez-vous suivi avant de devenir entrepreneure?

Après une licence de chimie et une école de commerce, j’ai commencé ma carrière technico-commerciale dans l’industrie. Rapidement attirée par les ESN (Entreprise du Secteur du Numérique, ndlr), je me suis spécialisée dans le secteur de la finance de marché. Après 15 ans dans ce domaine, dont 6 ans en tant que Directrice commerciale, je cherchais un nouveau challenge. Je savais que je n’allais pas exercer ce métier toute ma vie. Comme la décoration d’intérieur représente une de mes passions, j’ai commencé à rechercher des formations dans ce domaine. J’ai ensuite passé un diplôme de conception en architecture d’intérieur, que j’ai moi-même financé, en parallèle de mon activité professionnelle. Je ne savais pas si je serai intéressée au point d’en faire un métier mais après une étude du marché et des possibilités que m’offrait ce diplôme, j’ai sauté le pas !
Qu’est-ce qui vous a poussé sur la voie entrepreneuriale?

J’ai créé DecoForDesk en mars 2017. Je voyais mes clients faire évoluer leurs modes de travail et transformer leurs espaces de travail en même temps. Très sensible à ces sujets de design d’intérieur et de bien-être au travail, je me suis aperçue que les PME dans lesquelles j’évoluais n’avaient pas ou peu d’offres pour prendre ce nouveau tournant. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réfléchir sérieusement à ce que je pouvais leur proposer pour les aider.
En effet, j’ai eu l’occasion de vivre des déménagements et améliorations des locaux dans lesquels je travaillais. Il s’agit d’étapes importantes dans la vie d’une entreprise, pas toujours simples à gérer par les dirigeants et pas toujours bien perçues par les salariés. J’ai donc mis en place une offre d’aménagement des espaces de travail destinée aux PME et les start-up.
Je sentais que j’avais envie de nouveaux défis et l’idée me trottait dans la tête depuis un moment. Je voulais voir ce que j’étais capable de créer en partant de rien et sans dépendre de personne. C’est pourquoi j’ai monté mon entreprise.

Pouvez-vous nous rappeler le concept de votre société ?

Je propose de l’aménagement d’espaces de travail pour les PME et les start-up. J’aime qualifier mon activité de “prêt-à-porter intelligent des espaces de travail”. Je travaille sur des petite surfaces et propose mes services sous forme de forfaits. En parallèle, je viens de démarrer ma marque pour les particuliers. Je ne pensais pas la mettre en place avant un ou deux ans, mais en l’espace d’une semaine, au moins quatre personnes m’ont demandé si cette clientèle faisait partie de mon champ d’action. Je me suis dit que c’était un signe et j’ai lancé la marque! Je l’ai nommée Accotinaé, ce qui signifie “s’installer confortablement” en patois Normand.

Vous démarrez tout juste votre entreprise, racontez-nous ce processus...

J’ai quitté la société pour laquelle je travaillais fin 2016. J’ai commencé à organiser ce projet début 2017. En même temps, j’ai été sélectionnée par l’incubateur BGE Parif. En termes de formation d’entrepreneur, ce programme m’apporte beaucoup, je bénéficie d’un accompagnement très complet et intéressant, dans les domaines des relations presse, en comptabilité, en gestion… Pour le moment, je me concentre aussi sur la prospection, que je mets en place à travers les réseaux. 

A ce sujet, quelles difficultés rencontrez-vous ?

La première qui me vient à l’esprit : trouver des clients ! Il faut se faire connaître, j’ai l’impression que cela commence à venir mais il s’agit d’une étape délicate. Ce milieu fonctionne beaucoup grâce au bouche à oreille, je reste donc très présente sur les réseaux sociaux afin de me faire repérer dans les cercles qui m’intéressent et que mon activité peut intéresser en retour.
Un autre problème récurrent réside dans mes réalisations. Pour le moment, je n’en ai pas encore de finalisées et les prescripteurs me répondent toujours qu’il leur est difficile de donner mon nom à leurs clients car ceux-ci réclament des aperçus. Ils me renvoient souvent des choses très positives et me trouvent intéressante mais je n’ai encore rien à leur montrer. 

Quelles réussites connaissez-vous déjà ?

La satisfaction de m’être lancée. Je me félicite d’avoir pris cette décision, d’avoir créé ma boîte. Je suis contente de la façon dont les choses se déroulent. En quatre mois et demi, j’ai déjà quelques retombées. J’ai plusieurs propositions en cours et trois projets ont démarré.

Que représente l’entrepreneuriat pour vous? 

Du bonheur ! Énormément de travail, évidemment, mais être entrepreneure m’apporte beaucoup de satisfaction. La nouveauté s’avère aussi passionnante, car je débute dans cette aventure. J’ai fait de belles découvertes, après avoir travaillé dans un même secteur pendant des années, je rencontre de nouvelles personnes issues d’horizons totalement différents. De plus, j’ai trouvé un équilibre harmonieux entre vie pro et perso.

Quelles perspectives d’avenir nourrissez-vous, envisagez-vous l’international par exemple ?

Je pense qu’il est trop tôt pour songer si loin ! En revanche, après l’île de France, je souhaite m’étendre sur la province. J’aimerais beaucoup ouvrir des agences et fonctionner sur un système de franchise. Il me faudrait trouver des personnes qui ouvriraient des agences DecoForDesk dans de grandes villes telles que Lyon ou Bordeaux. 

Quel conseil à un entrepreneur qui se lance aujourd’hui ? 

Sans hésiter, je lui dirais qu’il ne faut pas rester seul. J’ai cherché tous les clubs d’entrepreneurs qui me convenaient et le BGE m’a également aidée. Il est primordial d’échanger avec d’autres entrepreneurs pour trouver de nouvelles pistes de développement !

Crédit photo : Nicolas Moulard

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