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Sophrologue & Fondatrice de Czazen
10/09/13
harcelement moral

Le harcèlement moral dans le milieu professionnel : la peur au ventre

harcelement moral

Alors que certains salariés reprennent le travail, le cœur léger bien qu’avec un peu de nostalgie due à la fin des vacances, pour d’autres, la reprise est synonyme de souffrance et c’est la peur au ventre qu’ils prennent le chemin du bureau. Si les risques psychosociaux revêtent de nombreux visages (stress au travail, violence, mal-être, burn-out, harcèlement sexuel) il y a une souffrance qui fait des ravages en silence : le harcèlement moral.

Une vraie problématique

Des études françaises indiquent que 9 à 10% des salariés ont déjà subi des situations de harcèlement moral sur leur lieu de travail avec une durée moyenne de harcèlement d’un peu plus de 3 ans. Il faut noter de grandesdifférences entre les secteurs d’activités. Dans le privé,le harcèlement moral est violent et dure moins longtemps car le salarié finit par démissionner. Dans le secteur public, de par la sécurité de l’emploi, le mode d’organisation très hiérarchique et l’inertie du système, le harceleur peut sévir pendant très longtemps (parfois plus de 10 ans) de manière très pernicieuse. Les victimes, ne pouvant changer de poste ou démissionner, vivent au quotidien dans une grande solitude avec à terme, des conséquences dramatiques sur leur santé mais aussi sur leur personnalité. 

Une violence invisible et répétitive

Selon la psychanalyste, Marie- France HIRIGOYEN, la référence Française dans ce domaine et l’auteur de plusieurs livres sur cette thématique, le harcèlement moral au travail se définit « comme une conduite abusive (geste, parole, comportement, attitude…) qui porte atteinte, par sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant en péril son emploi ou dégradant le climat de travail »

C’est donc une violence invisible et sourde qui se caractérise par des attaques régulières faites par petites touches qui ont pour intention la domination, l’isolement et l’anéantissement de l’autre. Chacune des attaques prise séparément n’est pas très significative, elle est même parfois tellement perverse et sophistiquée qu’il est difficile de la repérer mais c’est surtout le caractère répétitif qui en fait une arme de destruction redoutable. Elle engendre un sentiment d’insécurité, d’incompréhension et de perte de confiance en soi qui grandit un peu plus à chaque attaque, laissant la victime dans la stupeur et dans l’impossibilité de réagir.

Ses différentes formes : directe ou subtile

Selon le milieu socioculturel et le secteur d’activité, on constate différentes formes de harcèlement moral. Des plus directes, visibles dans les secteurs de production (injures, intimidations, propos sexistes, racistes, ridiculisation en public, moqueries sur une particularité physique..) à des mécanismes plus subtils lorsque le niveau hiérarchique est plus élevé (atteinte à la réputation, rétention d’informations, calomnies, refus de communication, ordinateur bloqué, rumeurs malveillantes …).

Le harcèlement moral qu’il soit intentionnel ou non vise la négation de l’autre, une atteinte identitaire professionnelle par l’attaque des valeurs fondamentales de l’autre, il est le fait souvent de pervers narcissiques. Il isole la victime et la prive de tout soutien social. Seule, démunie et dans l’incompréhension totale, la personne ne peut réagir face aux attaques répétées et sombre dans de grandes souffrances émotionnelles.

Le terreau du harcèlement moral

Bien que les conditions de travail se soient largement améliorées, l’entreprise est une organisation et un système social, régit par des lois techniques, organisationnelles, financières et humaines dont tous les éléments sont interdépendants et solidaires. Si les hommes doivent en permanence travailler ensemble et coopérer, le harcèlement moral commence souvent par le refus d’une différence (social, vestimentaire, diplôme ou d’écoles fréquentées, couleur de peau, âge, religion, esprit critique..) peu importe cette différence, elle fait peur, elle interpelle, elle agace. 

Dans une société qui revendique l’interchangeabilité et le culte de la productivité, les salariés, sont amenés à tout faire pour effacer les différences qu’ils n’acceptent pas et le harcèlement moral leur permet de retrouver un semblant d’égalité subjective. De plus, en entreprise comme dans la vie extérieure, il y a des sentiments irrationnels qui entrent en ligne de compte, des jeux de pouvoir et de contre- pouvoir qui impliquent des comportements de jalousie, d’envie et de rivalité. En tant que sentiments inavouables, ils ne sont pas exprimés clairement et de ce fait, ils rendent les individus particulièrement destructeurs entre eux, qu’il s’agisse de relation professionnelle ascendante, de même niveau ou descendante.

L’organisation même du travail peut favoriser les comportements violents. En effet, il faut être réaliste, encore aujourd’hui, certaines pratiques managériales visent à désorganiser le lien social, à monter les services les uns contre les autres ou à humilier les personnes (management par le stress et par la peur), d’autres pratiques ont pour conséquences d’exclure les salariés dont l’âge, l’état de santé ou le niveau de formation ne correspondent plus aux besoins de l’entreprise. Bien que ces pratiques ne soient pas exprimées clairement par la direction, elles poussent de manière insidieuse les managers à utiliser ce type de comportement que l’entreprise ne couvrira pas forcément si un scandale doit éclater. Pour autant, il ne s’agit pas de déresponsabiliser l’attitude des managers qui se disent victimes du système, car ils sont à même en tant qu’adultes de refuser d’utiliser ces pratiques « d’abattage ».

Les managers ont la responsabilité de gérer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent en harcèlement, de stopper les premiers agissements hostiles, d’influencer le climat de travail en privilégiant le sentiment de justice, en pratiquant un style managérial centré sur la considération, en consultant leurs équipes et en les respectant. Encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes formés à reconnaître ces comportements et à les gérer de manière humaine et adéquate.

Dans le même esprit, les ressources humaines doivent porter attention à la qualité des relations et à la gestion précoce des conflits afin qu’ils ne se transforment pas en harcèlement moral. En cas d’alerte, ne pas faire la politique de l’autruche et faire appel à un tiers extérieur afin d’écouter les parties en présence et les aider à trouver des solutions. Cette prise en charge précoce permet cette reconnaissance des parties nécessaire à la résolution du conflit. De l’autre côté, en cas de doute une enquête avec un cabinet extérieur doit être menée afin de comprendre tous les rouages et définir avec certitude qui est harcelé et qui est harceleur. Il y a parfois des surprises, comme ce salarié d’une entreprise de services qui se disait harcelé par son manager alors qu’en fait après enquête c’était lui le harceleur qui tyrannisait son manager. Attention donc aux conclusions hâtives et à l’emballement collectif.

Ce que dit le droit

La Loi a permis ces dernières années, aux victimes une reconnaissance de leur souffrance et oblige par la même occasion les entreprises à prendre leurs responsabilités dans le cadre de leur obligation quant à la sécurité et à la santé des salariés. Mettre en place des plans de prévention des agissements hostiles et des cellules de médiation pour éviter ou gérer ces situations qui impactent fortement l’ensemble des salariés d’une entreprise.

L’article 222-33-2 du Code pénal Français dit : «le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Si , dans la loi de 2002, le salarié devait seulement présenter les faits laissant supposer des preuves de harcèlement, en 2003, le législateur est revenu sur ce mécanisme en demandant à la victime d’établir des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement. C’est une évolution juridique favorable aux victimes, même si le problème réside souvent au niveau des agressions subtiles ou le recueil des faits est particulièrement difficile. La lenteur des procédures et le risque de victimisation si le système s’emballe entraînent pour les victimes, la mise au placard ou des arrêts maladie pour longue durée. Il est très rare que les victimes reviennent dans l’entreprise où a eu lieu le harcèlement.

La lumière au bout du tunnel 

Pour les victimes de harcèlement moral, les conséquences sont désastreuses autant sur le plan physique, psychologique ou social : stress, anxiété, troubles psychosomatiques, dépression, risque suicidaire, stress post traumatique, désillusion (perte de tout espoir), réactivation des blessures passées, perte de sens, peur des autres.

2 axes de reconstructions peuvent être enclenchés : d’abord un travail personnel afin d’inciter au respect, mettre des mots sur les évènements vécus, leur résonnance profonde et rechercher un soutien psychologique avec un thérapeute pour se protéger au travail, alerter les RH et les syndicats, puis commencer à décider le changement. Ensuite, vient la nécessité ou non de rechercher dans la justice, la reconnaissance de cette violence afin de pouvoir réapprendre à faire confiance de nouveau.


3 Réponse(s)

marie
23 janvier 2014 à 16:49

a tuer les meneur qui se gave sur fautre dos

kubicki
03 avril 2014 à 20:21

IKEA St Etienne HARCELEMENT MORAL


Affaire Robert KUBICKI



Je me présente : Ancien cariste et représentant du personnel CGT dans l’entreprise
IKEA St Etienne
Rue Jean Huss
42000 St Etienne

- Plainte au pénal et au prud’homme contre la société IKEA pour Harcèlement Moral et licenciement abusif.
- Depuis quatre ans, nous sommes plusieurs personnes à nous battre en justice contre la société IKEA, pour faire reconnaître nos droits et les abus dont nous avons été victimes.
- Pour ma part, sur une période de sept années dont j’ai subi le Harcèlement Moral.

J’ai porté plainte au prud’homme de St Etienne ainsi qu’au pénal.
Le procureur de la république n’a pas voulu donner suite à ma plainte au pénal, aucune raison est invoquée pour ne pas ouvrir le dossier.
Actuellement, plusieurs demandes de plainte au pénal contre IKEA sur la France sont bloquées sur les mêmes types de dossiers, la justice ne veut pas ouvrir une instruction contre la société IKEA.

Il nous faudra attendre des mois voire des années, malgré de multiples relances pour avoir les éléments du dossier de la partie adverse et nous attendons toujours leur conclusion, ainsi que celle du Procureur de la République sur l’avis de classement sans suite daté du 26 juillet 2013 de la plainte au pénal.



Il faut ajouter, qu’il nous a été impossible de pouvoir avoir un juge d’instruction pour lancer cette affaire. (Réponse évoquée : « c’est un dossier délicat et politique »).

C’est un vrai parcours du combattant et nous sommes face à un « Mur ». Il est difficilement concevable, de voir avec quelle facilité la société IKEA de St Etienne peut faire en sorte de bloquer toute recherche de la vérité.
Sur des faits aussi graves que :
Le harcèlement moral, faux en écriture sur un accident du travail, intimidation sur les témoins, menace et chantage sur ma personne, non-respect du contrat de travail (CDI), création de faux sur les témoins, menaces sur les représentants syndicaux de la CGT, menace sur mon avocat, non-respect de la sécurité sur le site, discriminé vis-à-vis des futurs employeurs, chantage à la recherche d’emploi, licenciement abusif, détournement d’argent au niveau du CE, pression sur mon syndicat ( qui n’a pas levé le petit doigt pour me défendre, réponse invoquée : « c’est une affaire politique et c’est trop grave ».

J’ai l’impression, qu’il nous est interdit de nous défendre et de demander que justice soit faite contre une multinationale comme IKEA, qui semble être au-dessus des lois, et de la justice.






En effet, dans le cadre de recherche d’emploi, les futurs employeurs sont influencés systématiquement en notre défaveur.

Sur mon accident du travail, de connivence avec la seconde direction d’IKEA St Etienne représenter par le 2eme Directeur (mis en garde à vue pour espionnage des salariés et des clients bien plus tard) la CPAM de St Etienne a tout fait bloquer et ne pas reconnaître mon accident du travail en 2009, (commencement d’un gros calvaire sur ma personne par l’entreprise IKEA St Etienne).
Il a fallu trois ans de batailles juridiques pour avoir enfin une décision de jugement favorable, décision faite par écrit en date du 28 octobre 2013.

J’ai été licencié en mars 2013 de la société IKEA, sans aucun motif de licenciement valable et je dis bien valable. IKEA nous le comprenons bien ne veut plus de la CGT dans leurs magasins, et ils recherchent n’importe qu’elle prétexte pour mettre en difficulté les représentants.
Actuellement sur tous les magasins IKEA en France, la CGT est mise en porte à faux, elle est le bouc émissaire de la direction IKEA France.
Tout est fait pour détruire et humilié les personnes qui font partie de ce syndicat. Les résultats sont visibles : licenciement, dépressions, arrêts maladie, démissions, etc….

Ce qui se caractérise par « une rétrogradation importante des fonctions », et le fait que « les fonctions au sein du comité d’entreprise aient été mal vue de la hiérarchie, ce qui a occasionné brimades et pressions à ce sujet, visant à me faire démissionner ».
A ne pas reconnaître mon accident de travail, et à me faire passer pour un fabulateur et un idiot.

J’ai été harcelé moralement depuis plus de sept années chez IKEA St Etienne, je n’ai jamais pu exercer mon travail normalement. Chaque semaine pour ne pas dire tous les jours, j’avais un traitement spécifique émanant de la direction.
D’années en années, le harcèlement moral se durcissait, pour finir en calvaire les trois dernières années, notamment depuis l’accident du travail non reconnu.
Car depuis la direction d’IKEA St Etienne se plaisait à me dire sans arrêt que j’étais en arrêt maladie, et non en accident du travail pourtant attesté par des témoins salariés et des professionnelles de la santé.




De plus mon positionnement comme représentant du personnel et membre titulaire du CE d’IKEA St Etienne, syndiqué à la CGT ont aggravé la situation.
Je défendais bien les salariés au niveau de leur mal de vivre au sein de l’entreprise IKEA St Etienne.
Je faisais tellement bien mon travail de représentant du personnel, que je suis devenu dérangeant pour la direction d’IKEA St Etienne.

Toutes ces années d’endurance et de souffrance, mon conduit à avoir des ennuis de santé, dépression et burn out, j’ai dû me soigner et je suis toujours en traitement actuellement.
Pour finir dans l’apothéose, en mars 2013 la direction d’IKEA St Etienne a fini par me licencier sans aucun motif valable inscris dans le code du travail, alors que j’étais en arrêt maladie pour dépression.

Concernant la justice, j’ai fait appel au Procureur de la République concernant le harcèlement moral subit chez IKEA St Etienne durant sept ans.

Mon dossier n’a pas été ouvert et de plus on m’a reconduit vers les mêmes griefs que la direction IKEA St Etienne avait envers moi.
Je n’ai aucun soutien syndical au niveau local et encore moins de mon délégué syndical local CGT d’IKEA St Etienne, car tous subissaient des pressions et le but était de m’isoler et de me détruire moralement voir physiquement in finé.

L’inspection du travail n’a pas trouvée mieux à faire que de reprendre les mêmes arguments de procès à charge que m’avait fait la direction d’IKEA St Etienne.
Et de nouveau au lieu d’être entendu et soutenu, je me suis senti isolé.
L’inspection a donné son aval pour pouvoir me licencier sous la pression exercée bien entendu de la direction d’IKEA St Etienne, sans motif valable.

Tout en étant au chômage, dégradé psychologiquement ainsi que physiquement, la direction départementale du travail me convoque pour m’interroger sur ce qui s’est passé chez IKEA St Etienne durant ces années. Face à mes réponses la direction départementale du travail tombe des nus.
La sous directrice de l’inspection du travail m’avait stipulée qu’elle rédigerait un rapport sur cette affaire, mais j’attends toujours ce rapport depuis août 2013 deux mois après la date de l’entretien qui s’est déroulé en juin 2013.

Sur le plan médical, comme je l’ai dit mon accident du travail a été reconnu. J’ai eu énormément de dépenses financières de la santé à cause de la dépression et du fait du harcèlement moral subit chez IKEA St Etienne.
Le stress au travail engendré par le harcèlement moral, m’a conduit à avoir des problèmes de sommeil (2h de sommeil par nuit) et à être sous anti dépresseur, anxiolytique et somnifère. Pour me déclarer pour finir l’apnée du sommeil dont je suis toujours soigné. (Pour ma part très grave, car risque sur ma vie à pouvoir faire un arrêt cardiaque).

IKEA St Etienne après m’avoir licencié sans motif valable, me fait de nouveau subir du chantage. Car lors de la dernière audience, les représentants des prud’hommes étaient remontés contre moi à cause du renvoi demandé, car IKEA ne veut pas transmettre les documents nécessaires à la conclusion de mon affaire. Et nous subissons de nouveau des pressions et des délais.

Le délégué syndical local CGT d’IKEA St Etienne, a demandé après mon licenciement (six mois environ), sa rupture conventionnelle.
Car il a subit des pressions d’IKEA St Etienne, pour l’interrogatoire subit auprès de la police qui a duré environ quatre heures sur mon affaire.


Le délégué syndical local CGT, s’est senti accablé et accusé par la direction d’IKEA St Etienne, et les pressions étaient tellement fortes et insupportables, qu’il s’est vu forcé de quitter l’entreprise.

La réalité du harcèlement moral au travail n’est pas contestée ; l’existence de pratiques délétères délibérées (menace, chantage, harcèlement), érigées en méthodes de management pour pousser à l’erreur et permettre le licenciement pour faute ou déstabiliser et inciter à la démission, est désormais reconnue sur l’entreprise IKEA. Pour preuve plusieurs instructions juridiques sur le flicage des salariés et l’utilisation de caméras de surveillance sur les différents magasins ont été notifiés par la justice sur l’entreprise IKEA France.

Le harcèlement au travail « contraint » le corps, il s’attaque aux gestes de travail, rendant leur exécution aléatoire, paradoxale, humiliante, jour après jour. La répétition des brimades, vexations et injonctions paradoxales devient une véritable effraction psychique, altère le rapport de la personne au réel et suspend tout travail durable de la pensée. Toute issue mentale ou comportementale est bloqué, la personne ne peut plus penser ni agir. L’analyse de cette situation d’impasse décrite par la personne harcelée met à jour leur isolement, leur décompensation inévitable dans cette situation et leur très fréquente somatisation.

L’attaque récurrente de ses compétences, la mise systématique en situation de justification, le climat « persécutoire » qu’engendre la fréquence des avertissements deviennent des leviers traumatiques puissants. Le harcelé réagit par une hyper vigilance, un surinvestissement de la qualité de son travail. Cet activisme est défensif, le sujet se sent usé, humilié, abîmé, incompétent et développe un syndrome de stress post-traumatique.

Pour tenir dans ces situations de souffrance au travail, j’ai tenté d’abord de mobiliser des mécanismes de défenses individuelles et des stratégies collectives de défense.
Pour exister, ces stratégies collectives qui soudent un groupe autour de valeurs communes nécessitent une confrontation des positions éthiques de chacun, sur la base d’une confiance partagée.
Mais les nouvelles formes d’organisation du travail ont profondément transformé les relations dans les groupes de travail ; la précarité a entrainé l’intensification du travail, neutralise la mobilisation collective, génère le silence et le chacun pour soi : « ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire ».
La peur de perdre son emploi a induit des conduites de domination ou de soumission.

Dans de telles situations, la souffrance éthique découle de l’effritement de l’estime de soi d’une part, de la culpabilité envers autrui dont on ne prend pas la défense d’autre part. Pour conjurer le risque d’effondrement, la plupart des collaborateurs construisent des défenses spécifiques.
La honte est surmontée par l’intériorisation des valeurs proposées, c’est-à-dire la banalisation du mal dans l’exercice des actes civils ordinaires. Le cynisme dans le monde du travail est devenu un équivalent de force de caractère. Il faut appartenir au groupe dominant, adhérer aux nouvelles valeurs de l’entreprise. La tolérance à l’injustice et à la souffrance infligée à autrui est érigée en valeur « virile ». Une virilité sociale qui se mesure à la capacité d’exercer sur les autres des violences dites nécessaires. Plus les conditions de travail se durcissent, plus ces défenses se rigidifient, poussant les attitudes à la caricature.
La « déconstruction » de la personne existe dans les rites d’initiation de certaines sociétés qui voient dans ce traumatisme un levier de transformation et de renaissance de l’individu. Mais à l’inverse de ces rites qui ont pour objet l’affiliation à la nouvelle communauté, le harcèlement moral est une véritable technique de destruction qui vise délibérément la décompensation du sujet afin d’obtenir sa reddition émotionnelle à des fins économiques ou de jouissance personnelle.



Attaque du corps et effraction psychique grave, il a pour but ultime la désaffiliation du sujet de la communauté d’appartenance.

La peur de perdre son emploi et l’isolement des salariés empêchent toute solidarité. Ces petits agissement hostiles peuvent sembler anodins, répétés ils affectent souvent gravement les salariés.
Et rien ne semble pouvoir briser aujourd’hui cet épais mur du silence. La peur de perdre son emploi, l’organisation cloisonnée du travail, l’isolement des salariés et les lacunes de l’application du droit du travail empêchent toute solidarité entre salariés et autorisent tous les abus.
Pire, dans nombre d’entreprises comme IKEA, le « flicage », la délation sont vivement encouragés.

Même si certaines grandes entreprises, les multinationales en particulier, ont élaboré des chartes de bonnes conduites, cette violence sociale, interdite d’expression, difficilement démontrable, reste malgré l’arrivée du nouveau Code du travail, toujours totalement impunie dans la grande majorité des entreprises.

Les salariés devront-ils encore, et pour combien de temps ? –courber l’échine, acceptant brimades, humiliations, discriminations… ?
Cette violence tue, des études étrangères l’ont démontré.
Des salariés détruits et fatigués d’être niés chaque jour dans leur dignité.

Nous continuons à subir des pressions énormes, pour que nous cédions à nos demandes juridiques, mais aussi professionnelles voir personnelles.
Il est impensable de pouvoir prétendre à ce que justice soit faite, lorsque en même temps, les accusés se permettent de vous bloquer sur toutes vos démarches et mène une guerre d’usure, tel un siège.

Et la justice ne fait rien, elle semble indifférente à ces pratiques.
Les pressions sont faites sur la recherche d’un emploi avec contact de votre futur employeur, des pressions sur les avocats (menaces), des pressions sur des associations qui défendent les particuliers, des pressions sur l’inspection du travail et la médecine du travail, ainsi que sur nos conjoints et sur notre avocat qui est sur écoute téléphonique et filtrage informatique.
Est-il possible de prétendre avoir un jugement cohérent face à autant d’acharnement et de chantage ?
Et il faut ajouter à cela des pressions sur les témoins de l’affaire qui risquent de perdre leur travail (le délégué syndical local (de 2006 à 2013), juge au prud’homme de St Etienne et représentant syndical CGT chez IKEA St Etienne a dû démissionner faces aux menaces et aux pressions), s’ils ne change pas la version des faits. La justice est bien vite pressée de refermée le dossier.
Avec un tel dossier même la police ne comprend pas pourquoi la plainte au pénal n’a pas abouti
(Incohérence des dossiers).
Mon avocat a relancé plusieurs fois la demande au pénal auprès du Procureur de la République, mais sans aucun succès, pourquoi dans un dossier aussi grave ?

Si mon dossier est vide, ma plainte non justifiée, pourquoi cette affaire prend donc autant de temps, pourquoi la partie adverse s’acharne donc autant contre moi ?
Il parait évident que certaines choses dérangent….
Ce qui est claire par contre, c’est qu’on laisse volontairement pourrir la situation et on donne le temps à la partie adverse donc IKEA, de nous détruire et de cacher tous les éléments du dossier, nettoyage avant le jugement.



Le harcèlement moral continue de plus belle avec l’indifférence de la justice !

D’autant plus que ce n’est pas le seul contentieux qu’IKEA a en date d’aujourd’hui, il n’y a qu’à voir la presse pour le comprendre.
S’il faut plus de quatre ans pour juger un licenciement abusif, comment font financièrement les familles pour tenir pendant cette durée ?

C’est tout simplement impossible, inacceptable, et on se trouve dans une autre forme de chantage et de harcèlement moral.
Est-il donc impossible de se défendre en France, le pays des droits de l’homme ?

De plus, nous constatons que le dossier est instruit à décharge, et que l’on recherche tout ce qui peut être compromettant à l’encontre des plaignants, avec des écoutes téléphoniques, le suivi des mails, ainsi que des pressions sur des besoins élémentaires (remboursements difficile de la part d’IKEA et de leurs mutuelles suite à la reconnaissance de mon accident du travail par le TASS etc…..).

J’ai personnellement construit un dossier, où il y a des témoignages sous serment, preuves écrites (ex : e-mail), contrats, documents licites….., soit près de cent cinquante pages.

Faut-il attendre dix ans, ou vingt ans pour connaître la vérité sur ces dossiers avec des preuves aussi évidentes ?
Je demande des éclaircissements sur ce dossier, et si un jour il pourra être traité de façon digne et convenable par notre justice.
Nous devons passer le 14 janvier 2014 à 14h30, aux prud’hommes de St Etienne, s’il n’y a pas encore un renvoi injustifié ou des pressions exercés sur les juges des prud’hommes.

Il est clair que nous sommes bien loin des comparutions immédiates et qu’il manque une volonté pour mettre la vérité en avant.
C’est très destructeur pour des personnes qui n’ont pas les moyens des multinationales.
Actuellement, nous attendons des documents de la partie adverse, il est impossible de les obtenir. J’espère qu’il ne va pas falloir attendre dix ans et que les juges vont faire le nécessaire pour faire avancer le dossier dans le bon sens.

Nous nous demandons, qui donc peut faire contre poids face aux multinationales comme IKEA et à l’injustice que nous subissons ?

Bob 42 Robert KUBICKI

serge
06 juillet 2014 à 10:20

J'ai vécue cette horreur que meme aujourd'hui je suis détruit et n'a confiance a personne meme plus a moi , je suis rendue l'envers d'une personne qui aimait la vie et l'appréciait a sa juste valeur . Maintenant j'ai tout perdu , mon intégrité , mes buts , ma confiance , ma flamme et la justice , et un tat d'autre conviction , je ne sort meme plus dans la société et dans les villes de peur de rencontrer mes harceleur , je suis suivie par un psychologue , un psychiatre , mon médecin de famille qui me dit d'oublier ca , je me et je suis sans espoir a ce thraumatiste et cette dépression qui ne veut plus finir, ou es l'espoir des bonnes personnes et des gens avec respects.

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