De l’économie d’attention à l’économie d’intention

Caroline Condamin     11/07/13    0
economie intention

Alors que nous sommes exposés à une publicité de plus en plus pressante et omniprésente, les entreprises cherchent de nouveaux moyens pour attirer notre attention, notamment par une personnalisation toujours plus poussée. La situation pourrait pourtant bien changer et le consommateur retrouver sa liberté de choix.

L’attention, une ressource rare

Nous recevons des milliers de mails, des prospectus, nous voyons de publicités dans la rue, à la télé, sur les sites web. Nous avons de plus en plus de choix, de plus en plus de paramètres à prendre en compte pour nos achats, et nous sélectionnons, parmi les offres que nous voyons, celles qui nous conviennent le mieux.

Pour les marques, le but est donc d’attirer notre attention – à tout prix - afin que nous sélectionnions leurs offres : en les rendant plus visibles et/ou plus pertinentes.

C’est ce qu’on appelle l’économie d’attention. 

Mettre à disposition des individus des offres est une bonne chose en soi. Mais pour maximiser les chances d’être sélectionnées, les marques tentent de personnaliser leurs offres, voire même leur affichage en fonction des données clients. Du coup, les consommateurs ne choisissent plus vraiment parmi l’ensemble des offres disponibles, mais parmi l’ensemble des offres auxquelles ils ont accès.

Ce n’est pas vraiment la définition d’un marché libre.

Cette situation atteint aujourd’hui ses limites. Les individus tentent de se protéger non seulement de cette surcharge d’information mais aussi des démarches intrusives qu’ils subissent de la part de certaines marques.

De l’offre à la demande

Cette économie est centrée sur l’offre. Et c’est bien pour cela qu’elle atteint ses limites. On peut observer néanmoins les prémisses d’un mouvement de renversement : une révolution où le pouvoir est rendu aux consommateurs, où les individus ne sont plus des consommateurs passifs mais des acteurs à part entière de leur relation avec les marques et de l’offre et la demande du marché.

L’idée est donc de centrer l’économie sur la demande, sur ce que veulent les individus, et non ce que les marques ont à proposer. Il faut pour cela permettre aux individus de diffuser aux fournisseurs de biens et de services leur besoin, ce qu’ils ont l’intention d’acheter, afin qu’ils reçoivent en réponse des offres adaptées (cette démarche est l'intentcasting). C’est ça l’économie d’intention.

Un outil nécessaire pour mettre en place l’intentcasting est une plateforme de diffusion de la demande, une place de marché où pourront se rencontrer les demandes des consommateurs et les offres des marques. Cet outil est un VRM.

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8 juin 2015 6
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Caroline Condamin
Cofondatrice de Onecub
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