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Comment la Nasa contribue à votre entreprise ?

Vous le saviez peut-être, mais l’agence spatiale aéronautique américaine développe sans cesse des technologies qui tombent aux mains du grand public. Depuis les appareils dentaires jusqu’aux perches à selfies, beaucoup d’objets de la vie quotidienne proviennent des laboratoires de la Nasa. Ces outils sont présents jusque dans les entreprises, voyons maintenant quels sont ceux que vous utilisez chaque jour dans la votre !

Les satellites, mais encore ?

Lorsque l’on évoque les données spatiales, les satellites viennent naturellement à l’esprit. Effectivement, ces dispositifs en orbite autour de la Terre permettent le fonctionnement des téléphones portables, du GPS et d’une foule de technologies connectées. Mais la Nasa s’illustre aussi par les technologies qu’elles développent pour exploiter ces données et assurer la protection des outils ou des astronautes dans l’espace. Un tissu ultra absorbant réutilisé dans les couches pour bébés, une caméra ultra rapide destinée aux essais en parachute convertie en caméra de crash test pour les voitures, beaucoup de ces outils américains ont trouvé une seconde utilité auprès du grand public. De nombreux secteurs professionnels recourent aujourd’hui à des technologies mises au point par les célèbres laboratoires américains, de l’archéologie à la chirurgie en passant par le bâtiment !

Quelles technologies de la Nasa dans les secteurs autour de nous ?

Dans le digital, l’archéologie, le médical, les outils mis au point par la Nasa sont nombreux à connaître une deuxième utilisation. A titre d’exemple, l’imagerie laser, aussi appelée LIDAR, permet d’évaluer certaines distances. Cette technologie s’avère également utilisée dans la conception de cartes HD ou même pour la détection d’objets enterrés. Les entreprises du bâtiment, de leur côté, ne sont pas sans savoir que le matériau qui isolera les maisons du futur pourrait bien venir de l’espace ! Cette substance, qui ressemble naturellement à un tas de glaçons gélatineux, constitue un parfait isolant une fois solidifiée. Nommée aérogel de silice, cette matière s’employait à l’origine pour les scaphandriers et modules lunaires des missions Apollo. Les caméras utilisées pour mener les crash test ont également vu le jour au sein de la Nasa et servaient, au départ, à enregistrer les données lors d’atterrissage en parachute. Beaucoup de secteurs font donc appel à ces technologies sans forcément le savoir. Les produits mis au point par l’agence spatiale aéronautique américaine s’infiltrent d’ailleurs bien plus loin que simplement dans certains secteurs économiques. Ses technologies s’immiscent jusque dans notre quotidien.

La Nasa dans le quotidien

Les créations de la Nasa s’étendent jusque dans la sphère privée. Pas seulement à travers les Smartphones et autres produits High Tech, mais aussi par le biais d’autres objets anodins. Les broches transparentes des appareils dentaires sont, par exemple, conçues en alumine polycristalline, substance destinée à protéger les antennes des missiles à guidage thermique. Les matelas à mémoire de forme aussi sortent tout droit des laboratoires de l’agence américaine, qui les a pensés pour les sièges des navettes spatiales. Cette mousse viscoélastique assure un atterrissage en douceur et retrouve sa forme initiale après une compression équivalente à 10% de son volume. Dans la catégorie insolite, la marque de cosmétiques japonaise Shiseido a même sorti un parfum élaboré à partir d’une rose poussant dans une navette spatiale : « rose en apesanteur ». La Nasa semble donc avoir conquis beaucoup d’objets de la vie quotidienne, et l’organisme américain a libéré il y a peu 56 de ses brevets pour stimuler l’innovation. Sa conquête de la Terre n’est donc pas terminée et cette nouvelle étape lui permettrait, parait-il, de se concentrer sur un éventuel voyage sur Mars…

La libération de certains brevets pour susciter l’intérêt

Dans le but d’aider à la modernisation de la société, la Nasa vient de rendre 56 de ses brevets libres de droits. Ceux-ci, accessibles sur une page dédiée, ont tous subi une évaluation de la part d’un comité de laboratoire pour établir leur utilité et leur potentiel. Daniel Lockney, directeur de ce programme d’échanges de technologies, explique cette démarche : « En rendant ces technologies disponibles dans le domaine public, nous allons favoriser une nouvelle ère pour l’esprit d’entreprise… et encourager les industriels à explorer de nouvelles voies pour commercialiser les technologies de la Nasa. » Rendre ces brevets accessibles à tous présente donc un double intérêt et profite à la fois aux entreprises comme à l’agence américaine. L’objectif consiste à « apporter sur Terre les technologies de l’espace » mais celles-ci ne sont accessibles gratuitement qu’aux entreprises ayant l’intention de les commercialiser. Space X et Boeing, par exemple, devront prévoir un budget si elles souhaitent utiliser ces technologies. Celles-ci, tournées aussi bien vers la Terre que vers l’espace, devrait permettre à la Nasa de focaliser ses efforts sur un voyage vers la planète Mars.

Objectif Mars pour la Nasa

Rien ne semble l’arrêter, c’est bien connu ! L’agence spatiale aéronautique américaine a lancé en 2017 un énorme projet pour rendre la planète rouge habitable. Son nouvel objectif pour 2050 consiste à y installer un gigantesque bouclier magnétique pour rendre l’atmosphère respirable. Ce dispositif, constitué d’un circuit électrique de forte puissance, protègerait la planète Mars des trop forts rayons du Soleil.De l’eau, voire de la vie, pourraient bien apparaître selon les calculs des scientifiques. Les chercheurs projettent donc de tester cette idée en laboratoire très prochainement. Il y a 3,5 milliards d’années, Mars ressemblait beaucoup à la Terre, la Nasa semble croire à un renouveau mais propose tout de même des solutions radicales, notamment pour y faire revenir l’eau. Le fondateur du projet Space X, Elon Musk, suggère de faire fondre les énormes masses de glace présentes sur la planète rouge à l’aide de bombes nucléaires… Une façon très « terrienne » de conquérir un nouveau territoire, mais l’absence d’atmosphère sur Mars n’empêcherait-elle pas les ondes radioactives émises de se dissiper ? Ne serait-il pas un peu dommage d’envoyer des colonies d’humains dans un endroit aussi toxique que Tchernobyl ? Plusieurs questions restent donc en suspens pour le moment, auxquelles les scientifiques tentent par tous les moyens de répondre.

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