Chef, sachez me féliciter, j’ai besoin de reconnaissance !

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     03/05/12    
Chacun d’entre nous a besoin de valorisation pour progresser, avancer et se dépasser. Alors, comment valoriser un collaborateur ? Comment féliciter et à quelles occasions ?

Mardi dernier, j’étais sur le parvis de la Défense, lorsque j’entends derrière moi deux personnes discuter entre elles : « Il n’est jamais content et nous tombe dessus dès qu’il y a le moindre problème, pourtant quand on bosse bien, on ne nous dit rien ! » Je me retourne et voit deux ouvriers du bâtiment passablement abattus. Cette phrase anodine est pourtant le reflet de la réalité : quel que soit le niveau hiérarchique et le secteur d’activité, nous souffrons tous du manque de reconnaissance.

On dit toujours quand ça va mal, rarement quand ça va bien !

Une étude récente montre que le besoin de reconnaissance arrive en seconde position des attentes des collaborateurs. La première attente étant de satisfaire son propre besoin d’accomplissement. Ce besoin de reconnaissance est vital pour développer et maintenir la motivation des salariés.

Qu’est ce qui motive la félicitation ?

A l’issue d’une mission, le manager constate le travail réalisé et fait un constat : C’est bien ou ce n’est pas bien ! Les étapes de contrôle doivent se faire tout au long de la tâche à réaliser. Elles permettent de féliciter sur les efforts comme sur le résultat final.

Comment féliciter efficacement ?

Pour être vraie, et surtout perçue comme-t-elle, la félicitation doit impérativement comprendre 5 critères. Tout d’abord être sincère, vous ne pensez pas ce que vous dites : abstenez-vous ! Une félicitation non sincère est souvent considérée comme une manipulation. Elle brise la confiance et est contre productive. Sur des faits concrets, sachez féliciter sur des faits réellement établis et vérifiés. Évitez le « on m’a dit que…, il semblerait… ». Sur des faits récents, rien de pire qu’une valorisation en décembre (au moment de l’entretien annuel) pour un travail bien réalisé en... février ! Il ne faut pas que la félicitation soit systématiquement liée à une demande : « Aïe, voilà le chef qui arrive en souriant. Pire, il me dit que je fais du bon boulot ! Que va-t-il encore me demander ? ». Et enfin, correspondant à la perception du travail bien fait… par celui qui la reçoit. L’objection majeure concernant la félicitation est celle-ci : « Mais on ne va pas féliciter tout le temps ; les collaborateurs sont tout de même là pour bien faire leur travail ! ». Alors, pour éviter l’écueil du « Excellent, Bravo, Super ! » à la fois manipulateur et peu efficace, il faut appliquer les 4 points précédents. Concentrons-nous plutôt sur ce qui peu valoriser et ainsi encourager le collaborateur. Et, comme le dit notre ouvrier : « ça ne mange pas de pain de dire quand on fait bien ! »
Alors qu’attendez-vous pour féliciter vos collaborateurs ?