L'auto-entrepreneuriat, meilleur moyen de tester un business ?

L'équipe Dynamique Entrepreneuriale     20/06/16    
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Si l’entrepreneuriat vous tente autant qu’il vous fait peur, le statut d’autoentrepreneur peut être une solution pour vous tester ! Mais convient-il à votre projet et est-il vraiment représentatif du métier d’entrepreneur ? La question est un peu plus compliquée qu’il n’y paraît, nous vous aidons à vous faire une idée des ressorts réels de ce statut.

L’auto-entrepreneuriat, c’est quoi ?

Créé le 4 août 2008, le statut d’autoentrepreneur a dépoussiéré entrepreneuriat en France. En simplifiant (enfin !) la création d’entreprise et le paiement des cotisations sociales qui sont proportionnelles au chiffre d’affaire trimestriel, ce statut a permis à 1.075.000 Français de créer leur activité. Cette dernière pour bénéficier du statut fiscale de la micro entreprise est limitée en termes de chiffre d’affaires (81500€ HT ou 32100€ HT selon le type). Les modalités d’inscriptions sont extrêmement simples et peuvent s’effectuer en ligne sur le site officiel www.lautoentrepreneur.fr.

Les avantages de l’auto-entrepreneuriat en matière d’initiation au business

C’est avant tout un statut sans risques ! L’autoentrepreneur ne paye les charges sociales (RSI) que sur le chiffre d’affaires trimestriel passé et donc effectivement réalisé. Ce système permet à ses affiliés de ne pas avoir à supporter des charges calculées sur les résultats de l’année précédente à un moment où la trésorerie de l’entreprise ne le permet pas ! L’auto-entrepreneuriat a fortement contribué à réconcilier les Français avec le business. Il les initie avec les notions de chiffre d’affaires, de marketing et de gestion quotidienne. A cet égard, c’est un excellent statut pour se tester en la matière si vous n’avez aucune formation au monde des affaires. Le dispositif de l’autoentrepreneur a d’ailleurs été pensé pour les personnes qui souhaitent tester un projet ou compléter leurs revenus.

Les limites du système sont surtout fiscales !

Selon l’activité si le statut d’autoentrepreneur permet de créer son emploi, il demeure assez éloigné de entrepreneuriat pur et se rapproche d’une forme de salariat indépendant. En effet dans nombre de secteurs, (immobilier, bâtiment, commerce) les entreprises font appellent à des autoentrepreneurs via un contrat d’entreprise à entreprise. Bien qu’il n’existe pas de lien de subordination, une grande part de la logistique peut être contractuellement assurée par les entreprises clientes de l’autoentrepreneur. De fait, cela éloigne l'autoentrepreneur d’une grande part des contingences inhérentes au business et notamment de celles qui handicapent l'entrepreneur français dans le développement de son affaire. La limitation du chiffre d’affaires et la simplification à l’extrême du paiement des charges ne préparent pas forcément aux dures réalités des entrepreneurs face aux exigences de l’Urssaf et de l'administration en générale ! Un autoentrepreneur qui change de statut car son business fonctionne et que le chiffre d’affaires se développe risque un dur retour à la réalité en la matière !

Il n’en demeure pas moins que pour tester un concept ou un produit, sa capacité à s’autogérer, à négocier, à contracter et à rendre le service attendu, l’auto entrepreneuriat constitue une excellente école. Une école à envisager selon votre profil et votre projet tout en en considérant les limites ! Rien ne vous empêche de vous tester de la sorte tout en anticipant la suite en s’intéressant aux mécanismes des échelons supérieurs.

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